D'ombre et de lumiere

"Dis-moi Qu'as-tu choisi ? Qu'est-ce que tu veux garder ? Que veux-tu conserver dans la tirelire à temps dans ton léger trésor d'instants sauvés ?"

mercredi 16 janvier 2008

Dérisoire douceur

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Avant, je croyais que la violence était dans les cris, les coups, la guerre et le sang. Maintenant je sais que la violence est aussi dans le silence, qu'elle est parfois invisible à l'œil nu. La violence est ce temps qui recouvre les blessures, l'enchaînement irréductible des jours, cet impossible retour en arrière. La violence est ce qui nous échappe, elle se tait, ne se montre pas, la violence est ce qui ne trouve pas d'explication, ce qui à jamais restera opaque."

No et moi  Delphine de Vigan        un extrait plus long ici


img_8450

    et ...

la douceur
dérisoire
imperceptible
jusqu'à l'inexistance

qui continue de vibrer
par de là

et d'exister parce qu'on y croit.

...


 

free music

Commentaires

Beaucoup de nouveauté...

... de beauté depuis mon dernier passage ! Bien au-delà des apparences...

Posté par Fugitive, mercredi 16 janvier 2008 à 14:00

La violence... parfois elle m'assaille, quand j'ai envie de hurler mon incompréhension du monde qui m'entoure. Quand je me triture l'esprit pour trouver les bons mots et que je ne les trouve pas. Quand je suis désemparée et que je me cache derrière un mur pour paraître plus forte. Elle est toujours là, certains arrivent à l'apprivoiser, d'autres n'y arrivent jamais et c'est cela qui est le plus grave, toute cette violence qui jaillit et fait mal. Physique, morale, peu importe, c'est la même chose, cela fait tout aussi mal.

Posté par delphinium, mercredi 16 janvier 2008 à 19:27

reste la fuite ...

il est des violences dites "supportables" certains osent !
moi, je ne vois qu'une issue : fuir au plus vite

Posté par marie-claude, mercredi 16 janvier 2008 à 23:41

Doute et Redoux...

Le développement de Delphine de Vigan concernant la violence du temps qui passe me paraît proche d'une philosophie du désespoir... Et il me semble à moi que la douceur ne soit jamais dérisoire.. preuve en est de tes deux photos, chère Corinne, d'une belle douceur qui agit comme un baume sur nos soirs pluvieux et glacés...

Posté par dourvac'h, jeudi 17 janvier 2008 à 19:18

D'accord avec Dourvac'h : la douceur n'est pas dérisoire, elle est ESSENTIELLE
Merci chère Corinne de nous en apporter deux superbes exemples

Posté par colette, vendredi 18 janvier 2008 à 08:16

Silence

Bien au-delà des mots
Le silence est violence
Bien au-delà des maux
L'indifférence lance
Un funeste venin

Posté par L'Oeil Vagabond, vendredi 18 janvier 2008 à 12:05

[Très belles photos!]

Posté par BehindTheMoon, vendredi 18 janvier 2008 à 19:04

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