D'ombre et de lumiere

lundi 26 octobre 2015

Comme quelqu'un qui cherche à lire ce qui ne déchiffre plus

IMG_20141107_134249

Comme quelqu'un qui cherche à lire ce qui ne déchiffre plus les mots du livre,

comme quelqu"un qui tend la main et toutes les mains se détournent

comme quelqu"un qui a beaucoup marché et maintenant il ne sait plus s'il doit faire halte

Comme qui ressemble à ce qu'il n'est pas

et quelque chose se rebelle en lui et puis s'épuise

 

Morceaux de ciel Presque rien de Claude Esteban

 

Sans titre 110

IMG_20141107_133606

Posté par ombretlumiere - - Souffle(s) posé(s) [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


jeudi 22 octobre 2015

le temps de l'écriture

Le temps nous embrouille, ne trouvez-vous pas ? Les physiciens savent jouer avec mais, en ce qui nous concerne, il faut nous accommoder d'un présent fugace qui devient un passé incertain et, si confus que puisse être ce passé dans nos têtes, nous avançons toujours inexorablement vers une fin. En esprit, cependant, tant que nous sommes vivants et que nos cerveaux peuvent encore établir des connexions, il nous est possible de sauter de l'enfance à l'âge adulte, puis en sens inverse, et de dérober, dans l'époque de notre choix, un petit morceau savoureux ici, un autre plus amer, là. Rien ne peut jamais redevenir comme avant, mais uniquement comme une incarnation ultérieure. Ce qui était autrefois l'avenir est maintenant le passé, mais le passé revient au présent à l'état de souvenance, il est ici et maintenant dans le temps de l'écriture.

 

Un été sans les hommes de Siri Hustvedt

P1100056

P1100058

Posté par ombretlumiere - Souffle(s) posé(s) [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

dimanche 4 octobre 2015

Sentir le ciel si vaste...

dans l'envol

 

 

 

 

Posté par ombretlumiere - - Souffle(s) posé(s) [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

mercredi 30 septembre 2015

A quelle lumière découvrir la beauté des choses ...

DSCF2304

DSCF2305

 

En ces aubes où fermente la nuit

De quel élan

gravir?

De quel œil contempler

villes visages siècles douleurs espérance?

De quelles mains creuser un sol toujours fécond?

De quelle tendresse chérir vie et terre
Abolir la distance
Cicatriser l'entaille?

A quelle lumière découvrir la beauté des choses
Obstinément intacte sous le squame des malheurs?

Andrée Chedid

 

Posté par ombretlumiere - Souffle(s) posé(s) [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

dimanche 27 septembre 2015

Chaque monde est le reflet déformé de tous les autres

reflet

"Peut-être chaque monde n'est il que le reflet déformé de tous les autres, un miroir lointain dans lesquels les ordures semblent briller comme un diamant, peut-être n'y at-il qu'un seul monde en dehors duquel il nous est impossible de fuir car les lignes de ces chemins illusoires se rejoignent tous."

le sermon sur la chute de Rome de Jérome Ferrari

 

Posté par ombretlumiere - Souffle(s) posé(s) [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

mercredi 23 septembre 2015

Être vivant est un effort qui va bien au delà du simple fait de respirer.

nbv

 

 

Il meurt lentement celui qui devient esclave de l'habitude, répétant chaque jour le même parcours, celui qui ne change pas le rythme de ses pas, celui qui ne risque rien et ne change pas la couleur de ses vêtements, celui qui ne parle pas avec l'inconnu.

Il meurt lentement celui qui évite une passion, celui qui préfère le noir au blanc,
les points sur les « i » aux émotions touffues, celles-là mêmes qui font briller les yeux, celles qui transforment un bâillement en sourire, celle qui font battre le coeur face aux erreurs et aux sentiments.

Lentement meurt celui qui ne renverse pas les tables, celui qui est malheureux à son travail, celui qui ne risque pas ses certitudes contre des incertitudes pour suivre un rêve, celui qui ne se permet pas au moins une fois dans sa vie de fuir devant les conseils avisés.

Lentement meurt celui qui ne voyage pas, celui qui ne lit pas, celui qui n'écoute pas de musique, celui qui ne trouve pas la grâce en lui-même.

Lentement meurt celui qui détruit le vrai amour, celui qui ne se laisse pas aider ; celui qui passe des jours à se lamenter de sa propre malchance ou de la pluie incessante.

Lentement meurt celui qui abandonne un projet avant de l'avoir commencé, celui qui ne pose pas de questions sur les sujets qu'il ne connaît pas, celui qui ne répond pas quand on lui demande quelque chose qu'il connaît.

Nous évitons la mort, à petites doses, en nous souvenant sans cesse qu'
être vivant est un effort qui va bien au delà du simple fait de respirer.

Seulement l'ardente patience nous permettra d'atteindre la joie splendide


neruda

 

 

 

Posté par ombretlumiere - - Souffle(s) posé(s) [0] - Permalien [#]
Tags : ,