D'ombre et de lumiere

"Dis-moi Qu'as-tu choisi ? Qu'est-ce que tu veux garder ? Que veux-tu conserver dans la tirelire à temps dans ton léger trésor d'instants sauvés ?"

vendredi 20 novembre 2009

être ne dure qu'un instant

       

 


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Que ferais-je sans ce monde sans visage sans questions               
où être ne dure qu'un instant où chaque instant                              
verse dans le vide dans l'oubli d'avoir été                                       
sans cette onde où à la fin                                                            
corps et ombre ensemble s'engloutissent                                       
que ferais-je sans ce silence gouffre des murmures                        
haletant furieux vers le secours vers l'amour                                    
sans ce ciel qui s'élève                                                                  
sur la poussière de ses lests                                                         

Que ferais-je que ferais-je comme hier comme aujourd'hui               
regardant par mon hublot si je ne suis pas seul                              
à errer et à virer loin de toute vie                                                   
dans un espace pantin                                                                  
sans voix parmi les voix                                                                  
enfermées avec moi.

 

Poèmes suivis de Mirlitonnades de Samuel Beckett

 

mardi 17 novembre 2009

Flamboiement

Je vous invite vraiment à écouter à mon sens cette pure merveille.L'album n'est pas encore sorti.

cliquez là puis sur la sixième chanson, magie assurée...

Stories People Have (are not to tell)

Stories People Have (are not to tell)
le morceau démarre silencieusement , ça vaut le coup d'attendre quelques secondes...


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Dans un dernier embrasement...
Encore un peu avant que les couleurs de l'automne ne s'éteignent...

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lundi 16 novembre 2009

Accompagner

Je m'aperçois que le temps passe très, très vite et que l'automne a bientôt fini de s'embraser...
Alors, vite, vite  quelques photos, pour retenir encore un peu cette saison dont je ne me lasse pas.

 

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"Il arrive dans la vie de chacun d'entre nous, un moment où en voyant un être aimé dans le besoin mais nous nous posons toujours la même question : « je veux l'aider mais de quoi a–t-il besoin, toujours il est vrai que nous sommes rarement en mesure d'aider nos proches : soit que nous ignorions quel part de notre être donner, soit que la part que nous avons a donner ne convienne pas.

Ainsi ce sont ceux que nous devrions connaître qui nous échappent mais nous pouvons les aimer quand même, les aimer d'un amour sans limite.

Et lorsque je suis assis seul dans le demi-jour des gorges, tout se brouille et s'estompe. Il ne reste plus que mon âme et mes souvenirs et les bruits de la rivière ...

Peu à peu tout se fond...

Et au milieu coule une rivière...

Son lit fut creuser par le déluge, au creux de la roche venu du fonds des temps sur le rocher la pluie a laissé ses gouttes immenses.

Sous la roche, il y a la parole et cette parole parfois lui appartient..."

extrait du film  " et milieu coule une rivière" de Robert Redford avec le très légendaire Brad Pitt , film que j'ai revu récemment et dont j'avais oublié ce très beau passage que j'aurais  vraiment aimé mettre en écho sur ces photos dont le titre m'avait pourtant déjà inspirer.   

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samedi 14 novembre 2009

Melting pot gourmand...

 

 

 

 

 

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Sur le Campden Market, difficile de faire son choix...

 

le nôtre fût:

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On a comme un petit penchant pour la cuisine africaine!

 

 

 

 

 

lundi 9 novembre 2009

Reflet d'une ville

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J'étais là sous le ciel sombre d'un été moribond et il me semblait rejoindre d'anciennes peurs, d'anciens désarrois, le choc d'anciennes batailles et le chantonnement très doux d'anciens bonheurs possibles dont ce même ciel était le seul témoin aveugle. Je me suis baissé pour ramasser une pierre contre laquelle j'avais buté et j'ai gardé cette pierre entre mes mains comme un petit crâne.
Il m'a semblé que quelque chose passait. Le contraire d'un événement. Quelque chose qui s'offrait à moi avec évidence. Un signe sans date. Un clin d'œil du monde. Un trait invisible qui traverse le Temps qui, du coup, n'est plus « le Temps », mais l'espace ouvert où des êtres humains respirent et se taisent. Les vivants et les morts. Les gens. Les pauvres gens. Tout le monde. Et ce trait me traversait moi aussi, sans douleur. Il me dispensait de penser, de m'inquiéter. Tout ne tenait qu'à un fil. La perte à ma place, désormais.
Alors, ma pierre terreuse au bout des doigts, j'ai levé la tête. Exactement au-dessus de moi, un astre brillait avec une intensité surprenante. Diamant sans écrin. Pépite sans coffret. Première et dernière étoile dans le désastre obscur. L'étoile du réconfort.

La diagonale du vide  de Pierer Péju

Découvrez la playlist ed laurie avec Ed Laurie

samedi 7 novembre 2009

La diagonale du vide

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Dans le gîte d'Ardèche, elle avait pris le temps de m'expliquer ce que les géographes appellent, en France la Diagonale du vide, et je finissais par me demander s'il n'existait pas, dans ma vie comme dans celle de chaque individu, une diagonale analogue, large bande de solitude et d'abandon où les sensations sont atténuées, les événements absents. Comme si les temps forts, les aventures, les grandes et les petites passions avaient toujours lieu ailleurs, au loin, dans quelque Afghanistan mental, dans le roman de la vie des autres, dans un passé aboli ou dans un futur menaçant.

 

La diagonale du vide  de  Pierre Péju

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