jeudi 3 avril 2008
L'écume des jours

un souffle
un bruissement
un reflet dans une matière dérisoire
où le soleil s'attarde
nos jours sont habités de tout cela
l'infime
l'imperceptible espace
où
la mer
s'en vient
et s'en retourne




En écho, un extrait...
L'envol du sac...
Et j'aurai aimé l'avoir en gros plan pendant 15 mn...
jeudi 27 mars 2008
Derrière la vitre

ma fille derrière la vitre de voiture...
Au fond de notre cœur, tes yeux dépassent tous les ciels.
Leur cœur de nuit, flèche de joie, ils tuent le temps, ils tuent l'espoir et le regret, ils tuent l'absence.
La vie seulement la vie, la forme humaine autour de tes yeux.
Paul Eluard
mercredi 12 mars 2008
Là où finit le chemin commence l'immensité
Métamorphose: l'envol
Je ne puis trouver le repos
J'ai soif d'infini
Mon âme languissante aspire
aux inconnus lointains
Grand Au-delà, ô le poignant appel de la flûte!
J'oublie, j'oublie toujours
que je n'ai pas d'ailes pour voler,
que je suis éternellement attaché à la terre
Mon âme ardente et le sommeil me fuit;
Je suis un étranger dans un pays étrange!
Tu murmures à mon oreille un espoir impossible.
Mon cœur connait ta voix comme si c'était la sienne.
Grand inconnu,ô le poignant appel de la flûte!
J'oublie, j'oublie toujours
que je ne sais pas le chemin,
que je n'ai pas de cheval ailé.
Je ne peux trouver la quiétude.
Je suis étrange à mon propre cœur.
dans la brume ensoleillée des heures langoureuses.
Quelle vision de Toi apparait sur le bleu du ciel!
Grand inconnaissable, ô le poignant appel de la flûte !
J'oublie, j'oublie toujours
partout les grilles sont fermées
dans la maison où je demeure solitaire!
Rabindranàth Tagore
vendredi 15 février 2008
Reflets en échos

Portée par la lumière, de reflets en miroirs, images en écho ...

mardi 12 février 2008
Reflet éphémère

Ni dehors, ni dedans.
Juste un reflet éphémère qui s'accroche en passant prenant la forme de mon apparence.

Reste juste une ombre dans la lumière...
lundi 11 février 2008
la tête ailleurs...
Par hasard, en passant...
Je reprends forme.
Mes pieds se posent au sol.
De retour.
Mais pas entièrement malgré tout...

...de nouveau disparue.
samedi 24 novembre 2007
Ce qui est créé par l'esprit est plus vivant que la matière
"Ce qui est créé par l'esprit est plus vivant que la matière."
Charles Baudelaire

autour d'une des oeuvres de Christine Coste (exposée en 2003)
"Profondément attachée à l'âme humaine,
Christine Coste en révèle l'instinct, l'instant
sauvage, l'énergie créatrice de la liberté cachée.
Elle met en équilibre dans ses installations,
réflexions, réactions au monde contemporain
et spontanéité instinctive de l'imagination.
L'équilibre des contrastes dans ces créations
se nourrit du reflet nécessaire des unes et
des autres.
Alors face à ces oeuvres, la peur peut saisir le
visiteur distrait "pourquoi est-ce si noir, si dur,
si violent ?". Mais ici point de ces cauchemars
calculés, stéréotypés des productions
hollywoodiennes, des manipulations
politiciennes... loin de ces leurres réducteurs, le
spectateur est confronté à sa propre animalité,
à sa force vitale, véritable lieu de créativité et
d'ouverture."
là: http://www.art-insolite.com/pageinsolites/insocoste.htm
et là aussi: http://sculpture.coste.free.fr/index.php
j'en parle aussi là: http://ombretlumiere.canalblog.com/archives/2007/06/11/5261578.html
tout juste encore un peu de temps d'aller admirer ses oeuvres là: MAC ( Mouvement des Arts Contemporains) 2000 Espace Champerret 17ème( du 22 au 25 Novembre 2007)
En relisant l'extrait précédent de Jean Tardieu, je retrouve cette même force de cette ombre sans contrôle dont il parle... .
mercredi 10 octobre 2007
Une parenthèse dans le temps: quelques notes en suspension...
L'art c'est la vie mais sur un autre rythme


En pensant à ça, ce soir, le cœur et l'estomac en marmelade, je me dis que finalement, c'est peut-être ça la vie : beaucoup de désespoir mais aussi quelques moments de beauté où le temps n'est plus le même. C'est comme si les notes de musique faisaient un genre de parenthèses dans le temps, de suspension, un ailleurs ici même, un toujours dans le jamais.
Oui, c'est ça, un toujours dans le jamais.
N'ayez crainte.
Car, pour vous, je traquerai désormais les toujours dans le jamais.
La beauté dans ce monde.
L'élégance du hérisson Muriel Barbery


lundi 11 juin 2007
Le souffle des quatre éléments
Le souffle des quatre éléments a s'est posé sur le week-end...

La terre:
Nous sommes aller voir un magnifique spectacle qui allie danse et scupture ( je ne peux malheureusement pas vous le conseiller puisque sa programation n'est plus d'actualité).
Les mains sculptent la matiere inerte, lui donne vie et mouvement .
Le corps dansant devient matiere mouvante dans l'espace.
Chacun modèle et exprime , l'un par son corps, l'autre par la terre, une intériorité impalpable où l'invisible devient visible.
Le corps dansant comme la terre devient matière à petrir, mouvement de l'âme, expression d'une interiorité invisible et indicible.
La matière façonne l'esprit et inversement l'esprit s'exprime et se transforme par les limites de la matière .
Chacun est confronté à ses propres limites et failles et ne reste que l'expression interieure vitale et essentielle...
D'inerte la matière du corps ou de la terre devient expression de vie.
Et la matière devient continuité de l'âme.
Le spectacle ne s'adressait pas du tout aux enfants mais pour des raison purement pratique de garde (et le spectacle était court), six enfants de 3 à 12 ans nous accompagnaient -sans parler des plus grands-....
Leur silence plein de fascination traduit sans doute mieux que tout,la force de ce spectacle...

Le feu,
pour bruler un certain nombre de déchets végétaux du jardin...

Le week-end, sous le signe léger de l'air et du vent avec la fête de l'école sur ce thème...
L'air:
L'eau,
Il ne manquait que ce dernier élément pour parfaire le tableau.

L'eau, le feu,le vent, de tous les éléments, on est locataires
L'eau, le feu, le vent, appartiennent à la terre
Des champs de lumières, des fleurs dans les prés
Depuis l'age de la pierre, des saules, des ciprès
Si l'eau de la rivière prend ce chemin
C'est qu'elle connait les pierres de son jardin
Y a toujours eu du bleu dans le gris du ciel
Depuis l'age du feu, on danse au soleil
Qui réchauffe nos peines et nos joies
A la lueur d'un feu de bois
Y a des vents qui se lèvent de sable et de pluie
Depuis Adam et Eve c'est not' paradis
Qui souffle les lames des océans
Et sèche les larmes des enfants
L'eau, le feu,le vent, de tous les éléments, on est locataires
L'eau, le feu, le vent, appartiennent à la terre
Compositeurs : Roddy Julienne et Philippe Almosnino






