mercredi 16 septembre 2009
les chercheurs d'or...

samedi 7 mars 2009
De soleil emmélé

Et puis la vie,elle ne se passe pas comme tu l'imagines. Elle va son chemin. Et toi le tien. Et ce n'est pas le même chemin. Alors... Ce n'est pas que je voulais être heureuse, non. Je voulais...Me sauver de tout ça, voilà: me sauver. Mais j'ai compris tard de quel côté il fallait aller. On croit que c'est autre chose qui sauve les gens: le devoir, l'honnêteté, être bon, être juste. Non.
Ce sont les désirs qui nous sauvent. Ils sont ils sont la seule chose vraie. Si tu marches avec eux, tu seras sauvée. mais je l'ai compris trop tard. Si tu lui laisses du temps, à la vie, elle tourne d'une drôle de manière, inexorable: et tu t'aperçois que là où tu en es maintenant, tu ne peux pas désirer quelque chose sans te faire du mal. C'est là que tout se complique, il n'y a aucun moyen de s'échapper, plus tu t'agites, plus le filet s'emmêle, plus tu te rebelles, et plus tu te blesses. On ne sort plus. Quand il est trop tard, c'est là que tu commences à désirer.
Océan mer Alessandro Baricco
Merci à ma fille pour cette photo et aussi pour tout le reste, tout le soleil qu'elle transporte avec elle...
lundi 16 février 2009
Entre parenthèse

Quelque fois le temps est si clément qu'il y a presque une parenthèse qui s'ouvre entre nous et le non-sens du monde. Je crois que c'est aussi entre parenthèse que le hasard nous parle le mieux, qu'il apporte ses précisions indispensables, son faisceaux de recoupements qui amusent notre errance. Il faut juste une lecture attentive, ne pas sauter des lignes.
Valérie Boronad Les constellations du hasard
mercredi 4 février 2009
~~~ Fumée ~~~

dans quelle nuit obscure
s'en va puiser la mémoire
pour façonner nos souvenirs
survivant au temps
se relève l'oiseau-soleil
quels intimes voyages
fondent nos mythes illusoires
la vérité de l'âme
- l'insaisissable -
est dans le blanc du poème
la vérité du dire
dans son silence
Amina Saïd
~
~~~
...il faudrait écrire comme passe le vent, comme
coule l'eau. il faudrait dire les jours dans ce qu'ils ont de plus
flou, de plus fugace et finir par ne rien dire.
il faudrait que les mots s'inscrivent et s'effacent à la fois...
lundi 2 février 2009
Juste une phrase où le soleil s'efface



L'hiver et ses membres morts. Moi, au dedans de moi. Je n'ai plus de substance pour le dire.J'amasse une brassée de mots; J'y mets le feu. Rien qu'une phrase où le soleil s'efface.
Claude Esteban Le jour à peine écrit

mardi 27 janvier 2009
L'ame est un paysage

dimanche 11 janvier 2009
Dans la froideur lumineuse d'une fin de journée...

jeudi 20 novembre 2008
Père et fils
Un père pour se confronter, pour trouver des limites se sentir aimé et en sécurité
ainsi savoir qu’un jour à son tour on pourra à son tour être fort: quelqu’un sur qui on peut s’appuyer et compter…
Si tu sais rester maître de toi quand la folie des autres
s’acharne contre toi et te couvre de fautes;
si tu peux croire en toi malgré tous les reproches
tout en sachant faire sa juste part au doute;
si tu sais garder espoir quand l’attente se fait trop longue,
que jamais médisance ne t’entraîne à mentir;
ni qu’être détesté ne te force à haïr,
si tu sais être bon si tu sais être sage
sans te savoir parfait;
si tu sais garder tes rêves
sans qu'ils ne deviennent des illusions qui puissent te leurrer
si tu sais penser sans n'être qu'un penseur;
si tu peux passer de triomphe en défaite
sans te laisser tromper par ces deux imposteurs;
si tu peux supporter que ta parole vraie
puissent être déformée par des traitres pour abuser des sots,
si tu vois tous tes efforts s’écrouler
et pourtant qu’avec le peu qu’il reste,
te remettre à construire;
si tu perds tout ce en quoi tu as misé
et sans te plaindre tout recommencer,
si tes forces t'abandonnent
mais que ta volonté persiste,
et te permet de tenir encore;
si tu sais rester droit en étant populaire,
si tu sais rester simple en côtoyant les grands;
si tu ne crains ni amis ni ennemis;
si plus qu’un seul être pour toi compte l’humain;
et si face à ce temps, à sa fuite implacable
tu sais à chaque instant ce dont tu es capable;
permettant que toujours tes taches s’accomplissent-
Avec tout ce qu’il offre, ce monde sera tien,
Et -bien plus encore-
Tu seras un hommes mon fils…

Un texte à ma façon -pas une traduction- qui s'inspire de ce très beau poème de Kipling.
Ci-dessous sa version originale; ainsi que dans la version traduite par André Maurois dans "le silence du Colonel Bramble"-souvent attribué d'ailleurs à tort à Eluard-.
If
IF you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you,
If you can trust yourself when all men doubt you,
But make allowance for their doubting too;
If you can wait and not be tired by waiting,
Or, being lied about, don't deal in lies,
Or, being hated, don't give way to hating,
And yet don't look too good, nor talk too wise;
If you can dream - and not make dreams your master;
If you can think - and not make thoughts your aim;
If you can meet with Triumph and Disaster
And treat those two imposters just the same;
If you can bear to hear the truth you've spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools,
Or watch the things you gave your life to broken,
And stoop and build 'em up with worn-out tools;
If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breath a word about your loss;
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them : "Hold on";
If you can talk with crowds and keep your virtue,
Or walk with kings - nor lose the common touch,
If neither foes nor loving friends can hurt you;
If all men count with you, but none too much;
If you can fill the unforgiving minute
With sixty seconds' worth of distance run -
Yours is the Earth and everything that's in it,
And - which is more - you'll be a Man my son!
Rudyard Kipling
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tous jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.
Traduction d'André Maurois (1918)
En passant ça vaut aussi pour les filles, et pour tout un chacun aussi d'ailleurs !!
Vaste programme!
De quoi nourrir le quotidien de son besoin d'idéal!...
jeudi 13 novembre 2008
Plus loin que l'horizon

On part pour s'éloigner du lieu qui nous a vu naître et voir l'autre versant du matin. On part à la recherche de nos naissances improbables. Pour compléter nos alphabets. Pour charger l'adieu de promesses. Pour aller aussi loin que l'horizon, déchirant nos destins, éparpillant leurs pages avant de tomber, quelquefois, sur notre propre histoire dans d'autres livres.
On part vers des destinées inconnues. Pour dire à ceux que nous avons croisés que nous reviendrons vers eux et que nous referons connaissance. On part pour apprendre la langue des arbres qui, eux, ne partent guère. Pour lustrer le tintement des cloches dans les vallées saintes. À la recherche de dieux plus miséricordieux. Pour retirer aux étrangers le masque de l'exil. Pour confier aux passants que nous sommes, nous aussi, des passants, et que notre séjour est éphémère dans la mémoire et dans l'oubli. Loin des mères qui allument les cierges et réduisent la couche du temps à chaque fois qu'elles lèvent les vers le ciel.
On part pour ne pas voir vieillir nos parents et ne pas lire leurs jours sur leur visage. On part dans la distraction de vies gaspillées d'avance. On part pour annoncer à ceux que nous aimons que nous aimons toujours, que notre émerveillement est plus fort que la distance et que les exils sont aussi doux et frais que les patries. On part pour que, de retour chez nous un jour, nous nous rendions compte que nous sommes des exilés de nature, partout où nous sommes.
On part pour abolir la nuance entre air et air, eau et eau, ciel et enfer. Riant du temps, nous contemplons désormais l'immensité. Devant nous, comme des enfants dissipés, les vagues sautillent pendant que la mer file entre deux bateaux. L'un en partance, l'autre en papier dans la main d'un petit.
On part pour tromper la mort, la laissant nous poursuivre de lieu en lieu. Et on continuera de faire ainsi jusqu'à nous perdre, jusqu'à ne plus nous retrouver nous-mêmes là où nous allons, afin que jamais personne ne nous retrouve.
Issa Maklouf


vendredi 18 juillet 2008
De soleil et de sable...





Quelques grains de sable collés à la peau...
Tout comme ce poème de Musique des mots (cliquer là),
grains du sable des jours que le vent portent jusqu'ici...
Poudre d'eau, poudre d'or
le temps nous éclabousse
de bonheurs solaires
ou peines lunaires
Infinis reflets
de lumières
de silence
d'ombre
de Vie.
C.M "Saisons de
soie" 2008
Mots qui s'écoulent dans le sablier du temps
bonheur d'une poignée de sable qui glisse dans la main...
Vraiment merci à toi Colette de m'autoriser à mettre ce très beau poème sur mes pages!














