samedi 5 septembre 2009
inventer une route , ici, au milieu du silence, une route jusqu'à la mer.
J ai relu pendant les vacances Océan mer de Baricco et je me suis laissé porter par son flux calme et profond, un livre que je lis et relis toujours avec le même bonheur...
... et à force de l'emprunter à la médiathèque, j'ai aussi fini par me l'acheter d'ailleurs....
Voilà, en dérive de pages je suis arrivée à ce passage , ce passage parmi d'autres, beaucoup d'autres, très beaux, très forts, calmes, puissants, voilà ce passage que je laisse par ces pages arriver silencieusement jusqu'à vous...







Aujourd'hui encore, sur les terres de Carewell, tous racontent ce voyage. Chacun à sa manière. tous, sans l'avoir jamais vu. Peu importe. Ils ne cesseront jamais de la raconter. pour que personne ne puisse oublier combien se serait beau si pour chaque mer qui nous attend, il y avait un fleuve, pour nous. Et quelqu'un - un père, un amour, quelqu'un- capable de nous prendre par la main et de trouver ce fleuve - l'imaginer, l'inventer- et nous poser dans son courant, avec la légèreté de ce seul mot, adieu. ce serait merveilleux, vraiment. Elle serait douce la vie, n'importe quelle vie; et les choses ne feraient pas mal mais s'approcheraient, portées par e courant, on pourrait d'abord les frôler puis les toucher et seulement à la fin se laisser toucher par elles. Se laisser blesser, même. En mourir. Peu importe. Mais tout serait, finalement humain. Il suffirait de l'imagination de quelqu'un- un père, un amour, quelqu'un. lui, il saurait en inventer une, de route, ici au milieu de ce silence, sur cette terre qui ne veut pas parler. route clémente, et belle. une route d'ici jusqu'à la mer.
Océan mer de Allessandro Baricco
dimanche 14 juin 2009
La lumière du silence



" Là et seulement là, le silence est mouvement pour moi. Il est l'allié de la lumière, du sillage de la terre, de l'eau qui partout sourd et ruisselle. De là où je me suis assis, je n'ai que l'écoute de ma terre rendue à elle-même. Je n'ai que l'écoute de moi-même. Toutes pensées intérieures étendues devant mes yeux. Elles se déploient, enfin. Elles sont là, en contrebas de mes pas. Elles jouent au soleil, prennent la caresse de l'ombre, soudain visibles. Joies, peines, mélancolie de l'enfance, désirs en suspend, mémoire incertaine, hasardeuse, se jouent du temps dans le silence, ici.
Je cherche le bruissement et les murmures, les failles incertaines, un peu voilées, ce qui chemine dans le long mouvement du silence ici révélé."
René Mac Hugh Inverness, frontière invisible

mardi 17 mars 2009
Le silence des mots

... Inépuisable...
Je ne croyais pas si bien dire deux lettre, deux petites lettres se sont envolés, le"i" le"n" oubliés en chemin..
et qui changent tout...
...et une épreuve de 6 heures annulée, et à repasser pour certains...
"Il y a dans les vrais livres avec l'évidence même de la vérité dont ils témoignent une épuisable [ .. Inépuisable...] réserve de mystère, de silence, d'enigme."
Philippe Forest Haïkus

mercredi 4 février 2009
~~~ Fumée ~~~

dans quelle nuit obscure
s'en va puiser la mémoire
pour façonner nos souvenirs
survivant au temps
se relève l'oiseau-soleil
quels intimes voyages
fondent nos mythes illusoires
la vérité de l'âme
- l'insaisissable -
est dans le blanc du poème
la vérité du dire
dans son silence
Amina Saïd
~
~~~
...il faudrait écrire comme passe le vent, comme
coule l'eau. il faudrait dire les jours dans ce qu'ils ont de plus
flou, de plus fugace et finir par ne rien dire.
il faudrait que les mots s'inscrivent et s'effacent à la fois...
samedi 30 septembre 2006
Le silence
Le silence a dans sa poitrine tous les flambeaux éteints du coeur
Paul Eluard






