dimanche 29 novembre 2009
Rien ne passe après tout si ce n'est le passant


Rien n'est si précieux peut-être qu'on le croit
D'autres viennent Ils ont le cœur que j'ai moi-même
Ils savent toucher l'herbe et dire je vous aime
Et rêver dans le soir où s'éteignent des voix
Il y aura toujours un couple frémissant
Pour qui ce matin-là sera l'aube première
Il y aura toujours l'eau le vent la lumière
Rien ne passe après tout si ce n'est le passant
ARAGON

Découvrez la playlist madjo avec Madjo
mercredi 21 octobre 2009
Je passe le plus clair de mon temps à l'obscurcir

Je sais, j'use et j'abuse des contre-jours...
Pourquoi? je ne sais pas.
Peut -être parce que la lumière ne suffit jamais à révéler suffisamment ce que nous sommes. Le sombre fait appelle à l'imaginaire, il demande à être deviner,ne se donne pas comme une réalité toute faite et trompeuse, tronquée de sa réalité intérieure.
Aussi peut-être:
Je passe le plus clair de mon temps à l'obscurcir parce que la lumière me gène
disait Boris Vian
sans doute moi aussi...
vendredi 24 juillet 2009
Une brèche vers la lumière...
Il arrive que l'on interrompe une promenade , oubliant même ce vers quoi on marchait, our s'arrêter sur le bord de la route et se laisser absorber totalement par un détail. Un grain du paysage . Une tache sur la page. Un rien accroche notre regard et nous disperse soudain au aux quatre vents, nous brise avant de nous reconstruire peu à peu. alors la promenade se poursuit, le temps reprends son cours. mais quelque chose est arrivé. un papillon nous ébranle, nous fait chanceler, puis il repart. Peut-être emporte-t-il dans son vol une infime partie de nous, notre long regard posé sur ses ailes déployées. Alors à la fois plus lourds et plus légers nous reprenons notre chemin.
Le coeur cousu Carole Martinez
la vie du dehors m'appelle , le moindre détail m'absorbe, le plus érisoire s'impose à moi dans sa plus haute importance...Je parviens avec peine à me poser derrière cet écran...La lumière dehors dehors m'appelle, les rires là-haut, le chagrin à coté, le grain des jours tissés des soucis ordinaires ou plus compliqués, les mots que l'on met dessus et les sourires la douceur de ceux que l'on aime...Les mots, le silence qui soude toujours plus étroitement ...Je me dis parfois à quoi bon tout ceci, tout ce temps passé pris à tant d'autres choses si importantes...Et pourtant je sais que ce fil invisible qui me rattache a ce coté du monde et bien plus puissant qu'il n'y parait...J'ai besoin de ces mots comme un chemin comme un lien qui me rattache à cette part inconnu de moi-même et qui est sans doute vous...Donc pas envie de fermer cette fenêtre . Pour le moment juste un léger courant d'air comme un filet d'air frais dans le silence dans la lumière et l'ombre du temps qui passe...
sans doute l'air léger de l'été qui fait des siennes...
...De toute façon me revoilà bientôt (re)partie!...
Un autre extrait ramassé au fil de mes dernières lectures et que je recoud délicatement au coeur de ma couseuse...Là! Et aussi là!:
"Frasquita observait la dentellière- ainsi nommait-elle l'araignée qui avait élu domicile dans sa chambre- en se demandant si elle même serait un jour capable de secréter sa propre toile.
"La beauté vient de ces espaces vides délimités par les fils! Révéler, cacher. désépaissîr le monde. ce qui est somptueux, c'est de voir au travers! La transparence... La finesse de la toile voile et encadre un morceau d'univers et se faisant le révèle... Exposer la beauté d'un être en le couvrant de dentelle...."
Elle sentit tout ce qu'il faudrait encore comprendre et maîtriser: la couleur, le blanc, les tissus, la transparence. du temps passa...
Le coeur cousu Carole Martinez
samedi 27 juin 2009
De fil en aiguille...

Frasquita observait la dentellière- ainsi nommait-elle l'araignée qui avait élu domicile dans sa chambre- en se demandant si elle même serait un jour capable de secréter sa propre toile.
"La beauté vient de ces espaces vides délimtés par les fils! Révéler, cacher. désaippaissir le monde. ce qui est somptueux, c'est de voir au travers! La transparence... La finesse de la toile voile et encadre un morceau d'univers et se faisant le révèle... Exposer la beauté d'un être en le couvrant de dentelle...."
Elle sentit tout ce qu'il fautdrait encore comprendre et maitriser: la couleur, le blanc, les tissus, la transparence. du temps passa...
Le coeur cousu Carole Martinez
une couseuse ...
(euh!.. enfin, à ses heures... )
...parmi d'autres...
dimanche 21 juin 2009
Une lueur bleue d'espoir

un sms?...
jeudi 18 juin 2009
Plus léger que la lumière

l'amour
qui insaisissable, s'envole
invisible
Pour ce qui a été donné
pour ce que le vent reprend
et pour la lumière
que rien ne peut
elle
reprendre
~
dimanche 14 juin 2009
La lumière du silence



" Là et seulement là, le silence est mouvement pour moi. Il est l'allié de la lumière, du sillage de la terre, de l'eau qui partout sourd et ruisselle. De là où je me suis assis, je n'ai que l'écoute de ma terre rendue à elle-même. Je n'ai que l'écoute de moi-même. Toutes pensées intérieures étendues devant mes yeux. Elles se déploient, enfin. Elles sont là, en contrebas de mes pas. Elles jouent au soleil, prennent la caresse de l'ombre, soudain visibles. Joies, peines, mélancolie de l'enfance, désirs en suspend, mémoire incertaine, hasardeuse, se jouent du temps dans le silence, ici.
Je cherche le bruissement et les murmures, les failles incertaines, un peu voilées, ce qui chemine dans le long mouvement du silence ici révélé."
René Mac Hugh Inverness, frontière invisible

mardi 9 juin 2009
Profondeurs incertaines

"Y a t-il un mystère sous la surface de l'activité humaine? Ou tous les hommes sont ils entièrement tels que le révèlent leurs actions accomplies en plein jour?
C'est étrange au plus haut point mais la réponse change en moi avec la lumière qui tomber sur la ville et le Tage. Si c'est la lumière magique d'une scintillante journée d'aout qui projette des ombres nettes, aux arêtes vives, alors l'idée d'une profondeur humaine cachée m'apparait singulière, fantasme curieux, un peu touchant aussi,semblable au au mirage qui se forme quand je regarde trop longtemps les vagues qui étincellent dans cette lumière. Si au contraire la ville et le fleuve, en un triste jour de janvier sont coiffés par une coupole de lumière sans ombre et de gris ennuyeux, alors je ne connais pas la certitude qui pourrait être plus grande que celle-ci: toute activité humaine n'est que l'expression hautement imparfaite et même ridiculement maladroite d'une vie intérieure cachée, à la profondeur insoupçonnée qui tend vers la surface sans pouvoir jamais l'atteindre fût-ce même de très loin.
Et cette étrange et inquiétante instabilité de mon jugement, s'ajoute encore à une expérience qui, depuis que je l'ai vécu ne cesse de plonger ma vie dans une troublante incertitude: à propos de cette question au-dessus de laquelle il ne peut rien y avoir de plus important pour nous autres hommes, je chancelle justement quand il s'agit de moi-même. Lorsqu'en effet je suis assis à la terrasse de mon café préféré, que je me chauffe au soleil et que je guette le rire en claire clochette des Senhoras qui passent, alors il me semble que tout mon univers intérieur est rempli jusque dans le coin le plus reculé et qu'il est entièrement connu de moi, parce qu'il s'épuise dans ces agréables sensations. Pourtant, si une couverture de nuages vient désenchanter, dégriser le monde en se glissant devant le soleil, d'un seul coup je suis sûr qu'il y a en moi des abimes et des bas fonds d'où des choses encore insoupçonnées pourraient surgir et m'entrainer avec elles. A lors je paie vite et je me cherche en hâte une distraction, dans l'espoir que le soleil reviendra bientôt et aidera l'apaisante superficialité à rentrer dans ses droits."
Pascal Mercier Train de nuit pour Lisbonne

Je vous invite instamment à écouter ce merveilleux chanteur et musicien dont la musique plonge dans un univers profond et vibrant...
Tout simplement envoutant...
..."Des compositions aussi sublimes que mélancoliques, empreintes de musique slave, grecque, et d'ailleurs, parfois ponctués de guitares hispanisantes (la guitare étant désormais l'instrument de prédilection, omniprésente bien que souvent conjuguée à la langueur du violoncelle). Musique habitée et très personnelle qui témoigne d’un talent unique où se succèdent des mélodies poignantes entre ballade et folk, folie et raison, révolte et désespoir. En totale empathie avec le monde qui l’entoure, constat sans appel où l’on sent hourder la sensibilité révoltée qui caractérise tant Matt Elliott."...
dimanche 7 juin 2009
Sons de cloches



Sons de cloches
portés par le vent
plus légers que l'air,
emportés au loin
touchent l'horizon
et deviennent lumière...
lundi 13 avril 2009
L'infime et l'immense

Il se tient debout devant le ciel en radieuse incandescence; il en respire l'éclat, le souffle, l'espace. Il est dedans. Être dedans, "ce n'est pas quelque chose qu'on décide" disait Rothko. C'est quelque qui se décide au profond de soi,une volonté qui s'affirme avec la force de l'évidence, de l'amour, une résolution qui s'impose abruptement pour avoir longtemps muri à l'ombre. Pierre est dans cette crue de lumière qui va bientôt basculer, refluer, il est dans le cours du temps, au cœur du temps. Il se dresse dans l'embrasure d'un tableau prodigieux, en expansion et variations illimitées, dans la splendeur du visible. Il est dans l'éblouissante nudité du désir, au vif de la vie même.




."Que savent les hommes de la nuit? Il n'y pénètrent qu'en intrus..." Et du jour que savent-ils?, de la lumière que savons nous?, se demande Pierre devant cet épanchement de jaune étincelant qui prélude le crépuscule. Une longue trainée blanche, légèrement onduleuse, strié l'immensité safran; elle s'étire dans un bourdonnement sourd.
Sylvie Germain l'Inaperçu













