D'ombre et de lumiere

"Dis-moi Qu'as-tu choisi ? Qu'est-ce que tu veux garder ? Que veux-tu conserver dans la tirelire à temps dans ton léger trésor d'instants sauvés ?"

samedi 21 mars 2009

Qui dans un rayon senfuit...

 

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Dans un courant d'air, un léger glissement, discrètement, distraitement l'hiver s'enfuit  laissant dans son sillage, sa longue écharpe lumineuse de soleil et d'ombre...


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lundi 16 février 2009

Entre parenthèse

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Quelque fois le temps est si clément qu'il y a presque une parenthèse qui s'ouvre entre nous et le non-sens du monde. Je crois que c'est aussi entre parenthèse que le hasard nous parle le mieux, qu'il apporte ses précisions indispensables, son faisceaux de recoupements qui amusent notre errance. Il faut juste une lecture attentive, ne pas sauter des lignes.

Valérie Boronad  Les constellations du hasard



vendredi 13 février 2009

au loin...une lueur

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Ce matin... Encore la neige.
Non, je ne m'en lasse pas...
Toujours la même magie...
Et tant pis pour le moment où elle fond et se mélange à la terre.

 

 

 

mercredi 4 février 2009

~~~ Fumée ~~~

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dans quelle nuit obscure

s'en va puiser la mémoire

pour façonner nos souvenirs

 

survivant au temps

se relève l'oiseau-soleil

quels intimes voyages

fondent nos mythes illusoires

 

la vérité de l'âme

- l'insaisissable -

est dans le blanc du poème

 

la vérité du dire

dans son silence

 

Amina Saïd

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...il faudrait écrire comme passe le vent, comme coule l'eau. il faudrait dire les jours dans ce qu'ils ont de plus flou, de plus fugace et finir par ne rien dire.
il faudrait que les mots s'inscrivent et s'effacent à la fois...

 

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lundi 2 février 2009

Juste une phrase où le soleil s'efface

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L'hiver et ses membres morts. Moi, au dedans de moi. Je n'ai plus de substance pour le dire.J'amasse une brassée de mots; J'y mets le feu. Rien qu'une phrase où le soleil s'efface.

Claude Esteban Le jour à peine écrit

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mardi 27 janvier 2009

L'ame est un paysage

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jeudi 22 janvier 2009

les iles du silence

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mots figés
dans la nuit
indicibles cristaux
imprononçables

si jamais
ils s'échappent
de leur écrin de glace
surtout,surtout
ne  touche pas des lèvres
leur obscure clarté

alors enfin
ils glissent
se précipitent
se mêlent
s'entremêlent
dans leur sillage
entrainent
d'autres encore
qui se taisent

sur la glace
un passage 
se trace
qui submerge
les rives
des rêves endormis

parfois

des iles
imprévisibles
terres inconnues
émergent

longtemps
bien
longtemps
après

lundi 12 janvier 2009

Lire les yeux jusqu'à lire le ciel et que tout devienne bleu dans le ciel

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Si nos yeux ne font pas de bruit c'est pour que nous puissions entendre tout ce que nous voyons et c'est que la vision du monde émet toujours des sons et que sans la vue nous serions dans le silence total et nous lisons et nous entendons les mots sous nos yeux et si nous ne pouvons pas lire avec les mains c'est que les mains font trop de bruit pour que nous puissions entendre les mots sous nos doigts et la vue laisse entendre toute chose mais le toucher étouffe toute voix le champ de vue n'est qu'une paume transparente contre laquelle tout vient résonner c'est pourquoi l'écriture n'est pas touchable et qu'elle ne peut être que visible et que si l'on pose la main on n'entend plus rien et si l'écriture n'est pas en relief c'est parce qu'elle n'est qu'une couleur et ce qu'on écrit s'écrit avant tout avec les yeux et ne se touche pas sans disparaître sous les doigts et l'écriture ne tient qu'à nos yeux il faut la lire et qu'on l'entende et la faire échapper de sous nos yeux et la projeter sous nos oreilles afin que l'on puisse encore la saisir les yeux fermés et qu'elle naisse même dans la nuit et après avoir modelé une boule il faut la toucher jusqu'à pouvoir écouter son volume comme après avoir écrit un texte il faut le lire et que sa lecture soit entendue comme un espace à palper et si l'on ne pouvait plus toucher on ne pourrait plus parler parce que nous serions trop loin des uns les autres comme si la voix était née de nos corps qui peuvent s'accoupler et que si nous volions nous serions muets et que si nous ne pouvions plus que nous toucher aussi comme si la voix était seulement née d'une distance qui est celle de la vue et que la langue était dans les yeux et que sans eux nous n'aurions plus rien à dire et il faut lire les livres tout haut jusqu'à ce que notre voix en rende chaque mot palpable lire jusqu'à donner une véritable épaisseur au texte un poids au livre faire entendre ce qu'on lit ce que l'on voit que les mots deviennent matière jusqu'à pouvoir les mâcher puis les cracher dans l'espace et lire et prendre les mots par le bout et les trouer et souffler  eu eux jusqu'à les gonfler en des volumes démesurés et qu'ils envahissent le vide jusqu'à éclater et il faut lire jusqu'à pouvoir continuer les yeux fermés car la voix c'est ce qui fait exister le livre même dans l'obscurité et l'entendre c'est le faire naître au delà des yeux c'est le rendre touchable et que la nuit ne puisse plus l'effacer et la lecture c'est son souffle nocturne sa respiration quand il pourrait faire nuit sur lui et on l'entend mais ce n'est que son battement dans l'obscurité sa vie au delà de la lumière et il faut lire les livres à voix haute crier leur mots et que notre voix soit si forte qu'elle les décolle du papier où ils sont imprimés et qu'elle leur fasse quitter la page jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien que le blanc et que tous les livres soient vierges une fois lus afin que l'on puisse tous les réécrire autrement et les lire une seule fois et que le monde entier les entende qu'ils s'enfouissent dans toutes les oreilles et qu'ils ne soient plus écrits que dans les mémoires que les bibliothèques ne soient plus que dans toutes les têtes que tous les livres soient rangés dans toutes les pensées jusqu'à ce qu'ils disparaissent peu à pêu dans la nuit des temps et que l'on ne puisse plus savoir et que l'on ne sache plus rien enfin afin de pouvoir réécrire indéfiniment d'autres livres

.../...

Jean-Luc Parant    Ouste n°15

dimanche 11 janvier 2009

Dans la froideur lumineuse d'une fin de journée...

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samedi 10 janvier 2009

banquise...presque...

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