lundi 26 octobre 2015

Comme quelqu'un qui cherche à lire ce qui ne déchiffre plus

Comme quelqu'un qui cherche à lire ce qui ne déchiffre plus les mots du livre, comme quelqu"un qui tend la main et toutes les mains se détournent comme quelqu"un qui a beaucoup marché et maintenant il ne sait plus s'il doit faire halte Comme qui ressemble à ce qu'il n'est pas et quelque chose se rebelle en lui et puis s'épuise   Morceaux de ciel Presque rien de Claude Esteban  
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vendredi 14 juin 2013

La splendeur intacte du monde

      Ne garderai-je du jour que cette longue lassitude et la poussière des chemins au fond des yeux ? Je m'assiérai n'importe où, je tenterai seulement de reprendre souffle, sans hâte et comme pour mieux me souvenir. L'espoir, quand on s'arrête de marcher, devient inutile, mais le vieux désir d'être encore ne disparaît pas avec lui. Et je suis là, comme quelqu'un qui s'étonne que son corps le soutienne et le défende, ce corps meurtri, ce corps appesanti, le mien pourtant, et que je méprisais. Les grandes lois du... [Lire la suite]
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lundi 2 février 2009

Juste une phrase où le soleil s'efface

L'hiver et ses membres morts. Moi, au dedans de moi. Je n'ai plus de substance pour le dire.J'amasse une brassée de mots; J'y mets le feu. Rien qu'une phrase où le soleil s'efface.Claude Esteban Le jour à peine écrit
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