D'ombre et de lumiere

"Dis-moi Qu'as-tu choisi ? Qu'est-ce que tu veux garder ? Que veux-tu conserver dans la tirelire à temps dans ton léger trésor d'instants sauvés ?"

vendredi 7 décembre 2007

Le courage des oiseaux

mercredi 5 décembre 2007

L'appel d'un autre rivage

Sur une proposition de Prumtierden/Immemory

Les lectures du moment...

La mienne:

un_appel2

kafka10

"Kafka sur le rivages" de Haruki Murakami


D'autres voyages prévus si la magie opère:

-Le rapport Brodeck   Philippe Claudel
-La vie révée des plantes   Lee Seung-U
- No et moi    de VIGAN


 

Et d'autres encore à découvrir chez les uns et chez les autres par le biais d' Immemory.

   

lundi 3 décembre 2007

L'élan de vie

Minuscule fée
regarde à tes pieds
les cadeaux de l'herbe

les vers, les fourmis
et ton ennemi
le lézard superbe

comme ils viennent là
t'apporter déjà
la première goutte

d'une autre liqueur
qui guérit le cœur
et chasse le doute

minuscule fée
debout sur le seuil de l'année

Claude Esteban

L_na_et_les_canards

canard3

 

dimanche 2 décembre 2007

Un miracle est derrière

 

 

IMG_1997

Ne tourne pas la tête, un miracle est derrière

Qui guette et te voudrait de lui-même altéré:

Cette douceur pourrait outrepasser la Terre

Mais préfère être comme un rêve en arrêt.

Supervielle


Juste une résonance qui se pose là...

 

 

 

vendredi 30 novembre 2007

"Vous-Savez-Qui"?

az_nl_Harry_Potter
Un moment magique et irremplaçable...

"Vous savez qui"...

Sans doute avez vous deviné de qui je parle puisque tout le monde en parle... Harry Potter bien sûr...
Un livre qui suscite bien des réactions...
Il y a les irréductibles et puis aussi ceux qui critiquent  avec véhémence,
disant que ce livre n'est pas de la "Littérature"...
Me vient la question de savoir ce que c'est, la Littérature.

Je n'ai pas de réponse même si évidemment je ne mets pas tous les livres sur le même plan...
On attend 
sans aucun doute d'un livre qu'il soit bien écrit ...
Mais "Harry Potter" est il si mal écrit?  N 'y a-t-il pas plutôt
réaction face à tout un battage médiatique?...

Qu'attend-t-on d'un livre, après tout?

Pas de s'ennuyer en tous cas....
Il peut déranger, bousculer les idée, faire découvrir, faire rêver,
faire plonger en soi ou au contraire rendre plus léger...
Il agit tel un objet magique qui emmènerait ailleurs comme un de ces "Portoloins" de "Harry Potter".
Mais il s'agit toujours d'un lien puissant qui nous fait entrer dans un autre univers,
un monde  symbolique où l'on ressent et partage une richesse invisible...
Un lieu où l'on se perd et où l'on se trouve.

Si je
Je me pose la question de savoir ce qu'est la littérature, au fond la réponse ne m'intéresse pas tant que ça...La question me suffit...

Il y a une chose que l'on ne peut  enlever à  "Harry Potter": celle d'avoir ensorcelé toutes sortes de personnes de tous âges et de tous milieux par la magie de la lecture...

A la sortie du dernier tome, les miens se sont évidemment jetés dessus, à savoir qui allait le lire en premier. Et durant une semaine,
chacun le piquait à l'autre dès que celui ci avait le dos tourné. Ce qui n'a d'ailleurs pas été sans cris...

Ne restait que mon fils de 9 ans (qui n'en est "qu'au" tome 5) et moi qui tient à lire tranquillement.
Depuis le livre a été lu, il m'attend bien patiemment .
Pour le moment je suis plongée avec délice dans un autre de ces "porte-au-loin" un de c
es livres qui emmène jusqu'au centre de soi et des autres:

Je cite: "Kafka sur le rivage" de Murakami.

D'autres m'attendent comme "La vie rêvée de plantes " de Seung-U, 'La grammaire est une chanson douce' d'Orsenna, "Douce France" De K.Tuil etc... et sans parler de tous les autres.

Je fais souvent priorité aux livres de la médiathèque [et j'ai de quoi faire, je peux reconstituer une nouvelle petite bibliothèque à la maison profitant d'un réseau de plusieurs médiathèques que je fréquente assidûment avec 6 cartes  pour plus de 4 médiathèques...)], ce qui n'est pas sans problème pour les livres que j'achète...

Souvent aussi cruel dilemme... Je dois renoncer à l'un ou à l'autre par manque de temps...
Alors vous comprendrez que Harry Potter va devoir patienter...

Mais le jour où je l'ouvrirai je sais que la magie opérera...


En attendant une autre magie opère celle de la lecture côte à côte...
J'adore ces moments de complicité partagé un silence (enfin pas vraiment toujours!) ponctués d' échanges et de parties de rigolade...



jeudi 29 novembre 2007

La promesse du regard

IMG_6916

On aurait tendance à opposer la parole et le regard comme l'être et le paraître, la rencontre et la capture, l'amour et la connaissance, la promesse et la prévision, ou encore la confiance et le soupçon. C'est vrai que l'amitié n'a que faire du regard d'inspection et d'inquisition, elle préfère deviner en donnant du temps à soi-même et à autrui, parce qu'il appartient à l'ordre de la promesse. Il ne s'agit pas d'une sélection parmi un ensemble d'objets étalés au regard, mais d'une élection qui suppose préalablement une « mise » personnelle, non seulement le don mais l’acceptation profonde de soi-même à travers l'autre. Or si le regard n'intervenait pas dans ce choix, si une parole abstraite suffisait à accorder la confiance, comment pourrait-on seulement se considérer, se retourner l'un vers l'autre et échanger ce que nous avons placés justement l'un dans l'autre ? [...]

La question porte sur la capacité du regard à saisir et à prendre la mesure de l’être.
On ne voit ni l’amitié de l’autre ni son être en tant qu’être, on y croit, et toute impression de voir n’est qu’un effet de cette foi confiante en tant qu’ouverture sur l’invisible. [...]

La première bienveillance s'attache au respect de l'être et de sa nature propre de l'ami : il n'est pas question d'un regard théorétique dirigé vers l'être mais bien d'une sauvegarde, d'un engagement pratique envers l'autre. Je donne mon être à l'autre pour qu'il le reçoive et surtout qu'il se reçoive, qu'il se découvre lui-même en son essence et puise la force de s'y tenir. Ainsi se vérifie que l'amour, au sens large, consiste à donner ce qu'on n'a pas. C'est pourquoi le don du rien de mon être est aussi faveur, non par préférence ou comparaison vis à vis de tiers, ni par l'octroi de présents destinés à combler et satisfaire une demande, mais par un regard favorable sur un avenir qui est le véritable bien accordé à l'autre, à savoir l'essence qu'il s'accorde désormais en toute liberté. [...] 

Si la parole est par elle-même un don, seul le regard échangé, étant adresse pure, peut également se faire promesse. En effet il n'y a proprement « rien à voir », rien à contempler ; c'est bien pourquoi justement éclate la promesse du regard. Ni l'être n'est vu directement, ni l'amour n'est crue véritablement : seul le regard est cru. Avoir foi en ce regard essentiellement vide, accueillir ce regard c'est s'ouvrir au secret de l'autre ; en lui retournant ce regard on lui rend son secret en lui présentant notre propre énigme. La faveur est donc un échange de rien, qui ne résulte pas d'une intention ou d'un sentiment, mais de l'échange lui-même. C'est pourquoi le regard concret est inévitable.

D'après Didier Moulinier sur une lecture de Jean-Louis Chrétien, La voix nue, Paris, Minuit, 1990.

mardi 27 novembre 2007

La linéa

Copie_de_IMG_1466 


"Je me demande à quel moment j'ai compris qu'il fallait faire beaucoup plus d'efforts qu'auparavant pour continuer à vivre. Simplement à vivre. Je m'étais toujours figuré, je ne sais pourquoi, que l'existence avait la forme d'une montagne. L'enfance, l'adolescence et le début de l'âge adulte correspondaient à la montée. Ensuite, arrivé à quarante ou cinquante ans, la descente s'amorçait, une descente vertigineuse, bien entendu, vers la mort. Cette idée, assez commune je crois, est fausse. Je le découvre un peu plus précisément chaque jour. C'est par la descente qu'on commence, en roue libre, sans effort. On dispose de tout son temps pour contempler le paysage et se réjouir des parfums - c'est pourquoi les odeurs d'enfance sont si tenaces.
Ce n'est que plus tard que la véritable côte nous apparaît, et l'on met bien du temps à la reconnaître pour ce qu'elle est: une pénible ascension qui a la même issue que la folle pente sur laquelle on s'imaginait projeté à pleine vitesse. Et on se demande, un soir d'automne, les mains dans le seau où l'on essore la serpillière pour la passer - est-ce la quatrième ou la cinquième fois de la journée? — sur le sol crasseux de la cuisine: comment se fait-il que le chagrin ait le poids et l'allure et la noirceur impénétrable d'une enclume? On tord le lambeau gris qui a recueilli le vomi des bébés, leur pisse, la sauce tomate renversée, le vin, le champagne des anniversaires, les milliers de gouttelettes d'une bataille d'eau que se sont livrée des enfants excédés par la chaleur, le gris mauvais des trottoirs que l'on rapporte à la maison. On tord ce pauvre lambeau qui en a tant vu et c'est notre cceur et notre foie et notre estomac qui se vrillent pour dissiper dans nos veines un sang acre, épaissi et que l'on s'imagine aussi sale que l'eau du baquet. Une tristesse monte et l'on s'y noierait s'il n'y avait pas les choses à faire, le courrier en retard, les factures à payer, les vacances à prévoir. On sait bien que si l'on ne fabrique pas, au fur et à mesure, sa propre vie, personne ne le fera pour nous.
Je pense à un dessin animé de mon enfance qui s'appelait, je crois, La Linéa. C'était mon programme favori. On y voyait un bonhomme de profil, figuré par une ligne qui, partant du sol, traçait les contours de son corps et de sa tête, pour replonger ensuite vers le bas, vers le sol à nouveau, si bien que tout se confondait dans le même trait: personnage, décor, horizon. Le bonhomme avançait, il chantonnait, il marmonnait, il était tout joyeux et, soudain, la ligne, la ligne qui le dessinait, s'arrêtait deux pas devant lui. Il s'écriait alors dans un charabia de français teinté d'accent italien: «Ah, mais pourquoi y a pas de ligne ici ? » Souvent, il tombait dans le précipice, se débobinant comme un tricot mal fini, hurlant: «Aaaaaaaaaah! » Parfois, il remontait. Il lui arrivait aussi de fabriquer la suite de son trajet en empruntant un fragment de celui déjà parcouru. Il était l'humain qui doit, chaque jour, poser les rails sur lesquels roule sa locomotive. L'humain adulte, s'entend, l'humain en pleine ascension épuisante vers le néant. Un jour, c'est comme ça, on se retrouve, comme La Linea devant le vide et il n'y a personne à qui s'en prendre. On est effaré de n'avoir rien prévu, scandalisé que personne ne s'en préoccupe. Ah mais pourquoi y a pas de ligne ici? se demande-t-on en essorant la serpillière. Il n'y a pas de ligne parce que ça aussi, c'était faux, ça aussi c'était de l'entourloupe. Pour bien faire, il ne suffît pas de suivre la route, il faut à tout instant la bitumer du goudron onctueux de nos rêves et de nos espoirs, la tracer mentalement, en s'efforçant de prévoir les inévitables virages et les inégalités du terrain. Parfois, quand ça va bien, quand, par miracle, on a réussi à prendre un peu d'avance sur notre effroyable ouvrage d'art, on bénéficie d'un répit et là, c'est bon, tout roule. On est prêt à croire que le plus dur est fait, qu'à partir de ce moment, tout ira bien. On est si naïf, on a la mémoire si courte qu'on ne se rappelle pas que le terrain qui nous accueille est l'œuvre de nos mains et de notre cerveau si prompt à imaginer n'importe quoi. On se la coule douce jusqu'au trou d'après sur lequel on se penche, consterné. Je n'ai plus la force, se dit-on, et je mérite mieux que ça, il serait temps que quelqu'un m'aide, il serait temps qu'une main guide la mienne. Autour de nous une armée de bras ballants. Tout le monde est fatigué. Notre mari, notre femme, nos amis, tout le monde en a marre au même moment, et c'est alors que vient — mais seulement si l'on est très chanceux, seulement si l'on n'a pas peur ou que l'on est suffisamment fou pour mordre à l'hameçon furtif c'est alors que vient l'amour. Et là, ce n'est plus du macadam qu'on jette sur le néant, c'est un pont suspendu qui ouvre la voie jusqu'à l'infini."

Agnès Desarthe  "Mangez-moi"


La linéa: là

Et là. un grand pont suspendu qui ouvre la voies jusqu'à l'infini...

Merci Laouen encore une fois pour cette grande respiration...

    

 

samedi 24 novembre 2007

Ce qui est créé par l'esprit est plus vivant que la matière

 

 

"Ce qui est créé par l'esprit est plus vivant que la matière."


Charles Baudelaire

 expo_4

autour d'une des oeuvres de Christine Coste (exposée en 2003)

 

"Profondément attachée à l'âme humaine,
Christine Coste en révèle l'instinct, l'instant
sauvage, l'énergie créatrice de la liberté cachée.
Elle met en équilibre dans ses installations,
réflexions, réactions au monde contemporain
et spontanéité instinctive de l'imagination.
L'équilibre des contrastes dans ces créations
se nourrit du reflet nécessaire des unes et
des autres.
Alors face à ces oeuvres, la peur peut saisir le
visiteur distrait "pourquoi est-ce si noir, si dur,
si violent ?". Mais ici point de ces cauchemars
calculés, stéréotypés des productions
hollywoodiennes, des manipulations
politiciennes... loin de ces leurres réducteurs, le
spectateur est confronté à sa propre animalité,
à sa force vitale, véritable lieu de créativité et
d'ouverture."

là: http://www.art-insolite.com/pageinsolites/insocoste.htm

et là aussi: http://sculpture.coste.free.fr/index.php

j'en parle aussi là: http://ombretlumiere.canalblog.com/archives/2007/06/11/5261578.html

  tout juste encore un peu de temps d'aller admirer ses oeuvres là: MAC ( Mouvement des Arts Contemporains) 2000 Espace Champerret 17ème( du 22 au 25 Novembre 2007)

En relisant l'extrait précédent de Jean Tardieu, je retrouve cette même force de cette ombre sans contrôle dont il parle... . 

   

   

jeudi 22 novembre 2007

L'obscurité nous alimente


Nous voulons nous étourdir à force de lampes et de bruits. Tous nos livres, toutes nos actions ne sont remplis que du fracas des jours. Pourtant ce qui nous gouverne - instincts, imagination, rêves, passions, pouvoir créateur - plonge dans une ombre sans contrôle. Nous implorons, nous espérons la lumière, alors que, par un effet contradictoire, cette obscurité qui nous terrifie nous alimente puissamment.

Mais il y a autre chose. Cette nuit si terrible apparaît bénéfique si nous l'embrassons, les yeux ouverts, dans la vérité du regard.

JEAN TARDIEU, Obscurité du jour


lundi 19 novembre 2007

Sur un même chemin





Sur une musique qu'ils aiment:



Temps de fête en amitié partagée...
Et ici un rapide aperçu d'un montage en leur honneur!

bbbapteme
la vie devant soi                                    être porté


canap_300
s'ouvrir au monde

duo_enfant500
imaginer l'avenir                          avancer ensemble

 


balancoired_guis_s
partager des moments simples           partager des moments forts

 

accueillir_500
accueillir

ma_sbras_de_fer
        explorer                                    se connaître en se confrontant

                                                   
desert500

se remplir d'infini

plongeon500
oser



caleche2
se soutenir



duo_ado500
donner à partager                                     et s'élancer vers demain...

 


Temps fort de partage avec deux loustics de 15 ans sur un même chemin...

Du baptême à la confirmation.

Et le chemin continue!

   

 

   

 

« Page précédente  4  5  6  7  8  9  10  11  12  13   Page suivante »