D'ombre et de lumiere

"Dis-moi Qu'as-tu choisi ? Qu'est-ce que tu veux garder ? Que veux-tu conserver dans la tirelire à temps dans ton léger trésor d'instants sauvés ?"

mercredi 28 octobre 2009

Echappés des contrées imaginaires (suite)

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lundi 26 octobre 2009

Echappés des contrées imaginaires

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vendredi 23 octobre 2009

Nos chimères nous définissent bien davantage que notre nom

 


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Retoucher la réalité n'est pas un crime - sans quoi nous sommes tous des criminels, nous dont l'esprit vagabonde, dont les nuits se peuplent de songes, dont l'imagination s'épanouit, laissant le fantasme se glisser dans nos pensées. Qui peut distinguer ce qui est vrai, juste, exact, de ce qui ne l'est pas ? Il arrive que la vérité soit tissée d'impostures, que les creux aient l'importance des pleins, que les choses tues comptent autant, sinon plus, que celles qui sont dites.
Nous sommes tous des êtres de fiction, et nos chimères nous définissent bien davantage que le nom, la nationalité, la date et le lieu de naissance figurant sur notre carte d'identité. Nous évoluons dans nos espoirs, nos idées, nos histoires comme les nuages flottent dans le ciel : c'est là l'environnement naturel dans lequel nous baignons. Il m'apparaît parfois plus concret que le lit dans lequel je m'endors, la route que je prends le matin, les jardins dans lesquels je me promène certains dimanches, qui n'ont guère plus d'épaisseur à mes yeux qu'un décor de théâtre ou de studio.  N'est-ce pas précisément ce qu'on demande à un artiste, qui doit nous entrouvrir les portes d'un monde où la banalité fleurit en vision, où la laideur se sublime en beauté, où les désillusions de l'existence se dorent au soleil de l'art et se muent en brumes légères comme un fil de soie ? Alors la réalité ne se fausse pas en mensonge : elle s'accomplit dans l'espace, étrange et merveilleux, de la fable. "

La double vie D'Anna Song" de  Minh Tran Huy


mercredi 21 octobre 2009

Je passe le plus clair de mon temps à l'obscurcir

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Je sais, j'use et j'abuse des contre-jours...

Pourquoi? je ne sais pas.

Peut -être parce que la lumière ne suffit jamais à révéler suffisamment ce que nous sommes. Le sombre fait appelle à l'imaginaire, il demande à être deviner,ne se donne pas comme une réalité toute faite et trompeuse, tronquée de sa réalité intérieure.

Aussi peut-être:

Je passe le plus clair de mon temps à l'obscurcir parce que la lumière me gène

disait Boris Vian

sans doute moi aussi...

lundi 19 octobre 2009

La pluie avant qu'elle tombe

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"Regarde ces nuages. Il va y avoir de la pluie et de l'orage, s'ils viennent par ici". Théa a entendu sa remarque, elle était attentive au moindre changement d'humeur – j'étais chaque fois surprise de constater à quel point c'était une enfant sensible, en phase avec les émotions des adultes.

Du coup, elle a demandé ; "C'est pour ça que tu as l'air triste ? – Triste, moi ? a répondu Rébécca en se tournant vers elle. Non ça ne me dérange pas, la pluie d'été. En fait j'aime bien ça, c'est ma pluie préférée. – Ta pluie préférée ???"

Je revois Théa fronçant les sourcils en méditant ces paroles, et puis elle a proclamé : "Et bien moi, j'aime bien la pluie avant qu'elle tombe." Rébecca s'est contenté de sourire, mais moi j'ai répliqué (de façon assez pédante, je suppose) : "Tu sais avant qu'elle tombe, ce n'est pas vraiment de la pluie. - Qu'est-ce que c'est alors ?" Et j'ai expliqué: c'est de l'humidité, rien de plus. De l'humidité des nuages.

Théa a baissé les yeux et s'est de nouveau mise à trier les galets de la plage: elle en a ramassé deux et s'est mise à les frapper l'un contre l'autre. Elle éprouvait du plaisir à ce bruit et à ce contact.
J'ai continué, –tu comprends, ça n'existe pas, la pluie, avant qu'elle tombe faut qu'elle tombe, sinon ce n'est pas de la pluie.

C'est  un peu ridicule de vouloir expliquer ça à une enfant, je regrettais de m'être lancée là-dedans. Mais Théa ne semblait avoir aucun mal à saisir ce concept bien au contraire et bout de quelques instants, elle m'a regardée avec pitié en secouant la tête, comme si c'était éprouvant pour elle discuter de ces matières avec quelqu'un d'aussi limité.

"Bien sûr que ça n'existe pas, elle a dit. C'est bien pour ça que c'est ma préférée. Une chose n'a pas besoin d'exister pour rendre les gens heureux, pas vrai ?" Et puis elle a couru dans l'eau avec un sourire jusqu'aux oreilles, fière que sa logique lui ait valu une si insolente victoire.

L'orage n'est pas arrivé jusqu'à nous. On l'a regardé monter sur les montagnes à l'horizon, puis se diriger versl'ouest mais les rives du lac y ont échappé.

Jonathan Coe  La pluie avant qu'elle tombe


jeudi 15 octobre 2009

... .. .éparpillée au ras du sol. .. ...

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...un petit mot pour remercier ceux qui passent si fidèlement sur mes pages...

non, non, pas de soucis, le cadenas n'est pas  fermé...

tout juste légèrement rouillé  peut-être!

 

juste frileuse, une énergie un peu éparpillée,  ces temps-ci

pas de soucis majeurs, des contrariétés tout au plus

j'espère être bientôt plus dynamique

 

mais

je suis toujours

même en mode ralenti

 

je laisse le temps faire  œuvre et me faufile  dans les interstices

 

 

pas de soucis

et surtout

MERCI

 


merci de vos passages et de vos mots, véritables rayons de soleil qui me réchauffent du froid ambiant  :-)

Vraiment

 

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     au passage, j'adore regarder ces petites feuilles s'envoler, tournoyer comme de petits hélicoptères même si elles finissent par atterrir sur ma terrasse

et en fait ça ne me dérange pas, au contraire

mardi 6 octobre 2009

Ecrire la rouille comme un temps

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Ecrire la rouille comme un temps qui ne passe pas ou métamorphose la poussière en poussière de vent.

Louise Brun

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dimanche 4 octobre 2009

fleurs...

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mercredi 30 septembre 2009

Le contour de l'herbe étroit et âpre raconte mes yeux qui regardent à l'infini

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Je te souris. Qu'est-ce qu'un sourire?

Une lumière envoyée à une étoile par une étoile.

Une odeur qui lie les herbes en prairie bourdonnante.

Une douce couleur la couleur verte de mes yeux s'emmêle dans tes doigts.

Tu tiens dans ta main le corps tout chuchotant de la
prairie.

Le contour de l'herbe étroit et âpre raconte mes yeux qui regardent à l'infini


Tu me souris.

 

 


 

Halina Poswiatowska

 



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lundi 28 septembre 2009

Petite musique de jour:

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Bondissantes, quelques notes légères...                                                             

 

                                                                                                                                                       :II

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