lundi 31 mars 2014

Le vent qui souffle sur les hommes

    Le vent, maître de l'espace en expansion, maître du vide, seigneur du Rien. Le vent, qui souffle sur les hommes comme sur les fleuves et sur la neige, et qui les pousse ici ou là, ailleurs, toujours plus loin. Tout est nomadisme. Sylvie Germain Le monde sans vous       "Vent, tout est promesse de vent. Le vent peut souffler." Profane  de Jeanne Benameur        
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mercredi 26 mars 2014

Ma façon de rester vivant

  "Tout ce que j'ai accompli je l'ai accompli ici et maintenant. Pas ailleurs. Pas d'au-delà. Et ce que je n'ai pas accompli, les risques que je n'ai pas su prendre m'ont simplement maintenu ici et maintenant. Je n'ai jamais cru que quelque chose d'autre, un dieu, une croyance, pouvait m'aider, tenir ma main, ma tête, toutes mes facultés, pour les porter plus haut. Depasser le fait d'être un homme, juste un homme de chair, de sang et de pensée. Aujourdh'ui je me donne le droit au doute. Un profane aussi a le droit de douter.... [Lire la suite]
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dimanche 24 novembre 2013

entre l'espoir infatigable et la sage absence d'espérance

  Chaque homme a éternellement à choisir, au cours de sa vie brève, entre l'espoir infatigable et la sage absence d'espérance, entre les délices du chaos et celles de la stabilité, entre le Titan et l'Olympien. À choisir entre eux, ou à réussir à les accorder un jour l'un à l'autre.   Marguerite Yourcenar
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mercredi 20 novembre 2013

je me contente d'accompagner, le plus loin possible, ce qui ne fait que couler

      Comment ne pas trop patauger dans cette flaque des habitudes ? Comment ne pas laisser échapper la saveur des instants ? Trouver encore des mots pour ce qui est unique ? S'étonner un peu plus chaque jour ? Comme je ne tiens plus à m'expliquer tout ce qui se passe, je me contente d'accompagner, le plus loin possible, ce qui ne fait que couler.  Malgré tout, je suis parvenu à me faire à l'idée d'être moi-même, à ne plus m'irriter d'occuper cette place singulière : ma peau, les points cardinaux de mon... [Lire la suite]
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mercredi 13 novembre 2013

Les abeilles de l'invisible

    Notre tâche est de nous empreindre si profondément, si douloureusement et si passionément de cette terre provisoire et fragile, que son essence ressuscite invisiblement en nous. Nous sommes les abeilles de l'invisible" Rilke  
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lundi 11 novembre 2013

J’écris du désir comme du désert

J’écris du désir comme du désert : où l’on s’enfonce sans avancer, où l’on contourne sans approcher, où l’espace vous traverse sans que vous puissiez le retenir, où le temps se précipite en vous qui vous précipitez sans lui - et claquent ces lambeaux de néant que sont les mots, dont la trace s’efface et dont le bruit s’éteint. La page est tournée contre le sol et rien n’a été conquis. » Claude Louis-Combet J’écris du désir comme du désert
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lundi 4 novembre 2013

Loué sois-tu, Personne, Pour l'amour de toi nous voulons fleurir

  « Loué sois-tu, Personne, Pour l'amour de toi nous voulons fleurir. Contre toi. Un rien nous étions, nous sommes, nous resterons, en fleur : La rosé de rien, de personne. »   La prose aussi est un dialogue, un serrement de mains, une accolade. Et dans ses maladresses, ses manques, ses bégaiements, il peut parfois lui arriver de se faire étreinte, fugacement. Une étreinte sans prise, inespérée; une caresse. La prose - un bonjour tremblé d'adieu, un adieu toujours en veille. Sylvie Germain le monde... [Lire la suite]
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dimanche 3 novembre 2013

L'audace enfantine de sauter, de se lancer sans pudeur dans la couleur de ce qui vient, de ce qui passe...

 Merci à Isabelle qui me rappelle à tous mes manquements sur ces pages et m'incite (m'invite) par là-même à y revenir... J'espère enfin avoir pris un rythme de croisiere:  celui de saisir le temps, de saisir l'instant dans la lumiere du moment et entre les lignes de la vie...   Donc, sans fin, des textes naissent. Et l'on rêvera encore d'écrire comme l'on peint, d'écrire comme on dessine, sachant tout l'enfantin qui persiste même dans la plus savante des peintures.  Ne serait-ce que cette audace... [Lire la suite]
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samedi 20 juillet 2013

L'histoire humaine n'est qu'un effort incessant d'invention, et la perpétuelle évolution est une perpétuelle création.

      Marseille, ville ouverte... Ville culte de  Guediguian et en écho à ses films et à sa merveilleuse humanité...   "Oui, on s’est battu mais qui le sait ? Ca s’oublie tout ça. Peut-être qu’on s’y est mal pris (…). Je sais, c’est la mondialisation et le responsable, c’est l’autre… J’ai pensé de nouveau à Jaurès. « Le courage, s’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner  cependant à la vie générale même si rien n’est... [Lire la suite]
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vendredi 14 juin 2013

La splendeur intacte du monde

      Ne garderai-je du jour que cette longue lassitude et la poussière des chemins au fond des yeux ? Je m'assiérai n'importe où, je tenterai seulement de reprendre souffle, sans hâte et comme pour mieux me souvenir. L'espoir, quand on s'arrête de marcher, devient inutile, mais le vieux désir d'être encore ne disparaît pas avec lui. Et je suis là, comme quelqu'un qui s'étonne que son corps le soutienne et le défende, ce corps meurtri, ce corps appesanti, le mien pourtant, et que je méprisais. Les grandes lois du... [Lire la suite]
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