lundi 18 février 2008
Je passe le pont suspendu de l'air







vendredi 15 février 2008
Reflets en échos

Portée par la lumière, de reflets en miroirs, images en écho ...

mardi 12 février 2008
Reflet éphémère

Ni dehors, ni dedans.
Juste un reflet éphémère qui s'accroche en passant prenant la forme de mon apparence.

Reste juste une ombre dans la lumière...
lundi 11 février 2008
la tête ailleurs...
Par hasard, en passant...
Je reprends forme.
Mes pieds se posent au sol.
De retour.
Mais pas entièrement malgré tout...

...de nouveau disparue.
vendredi 8 février 2008
Volatilisée

Ne me cherchez pas...
Je me suis volatilisée dans un courant d'air...
La fenêtre était ouverte, un souffle de soleil a glissé sur le clavier et je me suis évaporée dans la douceur de l'air...
Plus loin, ailleurs...
mercredi 6 février 2008
Matin immobile



Du moment que je vis le matin lumineux et fier se lever et briller, quelque chose se tut dans mon âme et se mit à l'écoute ...
David Herbert Lawrence "L'Ouest Américain"

lundi 4 février 2008
Oiseau libre

Demain s'offre
Puis se retire
dans les citernes du doute.
La vie se blesse à trop de pièges,
Sombre en trop d'abîmes singuliers.
Mais par delà les écrans,
D'une seule haleine,
tu renaîtras Oiseau irrécusable.
Dussions nous t'inventer!
Anrée Chedid

vendredi 1 février 2008
Passages

P U
A N
S
S L
A I
G E
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S
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P
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N
D
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T
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D
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X
T
E
M
P
S

mercredi 30 janvier 2008
Fraction d'éternité

Alors, l'Ancien Japon s'en mêle. D'un des appartements descend une mélodie, clairement et joyeusement distincte. Quelqu'un joue au piano une pièce classique. Ah, douce heure impromptue déchirant le voile de la mélancolie... En une fraction d'éternité, tout change et se transfigure. Un morceau de musique échappé d'une pièce inconnue, un peu de perfection dans le flux des choses humaines — je penche doucement la tête, je songe au camélia sur la mousse du temple, à une tasse de thé tandis que le vent, au-dehors, caresse les frondaisons, la vie qui s'enfuit se fige en un joyau sans lendemain ni projets, le destin des hommes, sauvé de la pâle succession des jours, s'auréole enfin de lumière et, dépassant le temps, embrase mon cœur quiet.
Muriel Barbery L'élégance du hérisson
mardi 29 janvier 2008
Un chemin qui s'écoule comme de l'eau, réfléchit comme un miroir, et répond comme un écho
Un texte qui vient de me tomber sous la main... Sans en faire une vérité, des mots a laisser couler en soi et faire leur chemin..

"Le Wu wei (l'action du tao*) signifie " non-agir, non-provoquer, ou non-faire ". Mais du point de vue pratique, il signifie plutôt sans effort inapproprié et exagéré.
Le Wu wei est comparable à l'eau qui s'écoule en passant par-dessus et en contournant les rochers qu'elle rencontre. Elle ne correspond pas à l'approche mécanique et linéaire qui aboutit en général à court-circuiter les lois naturelles, mais au contraire à celle qui émane de la sensibilité intérieure des rythmes naturels du monde...
En apprenant à travailler avec notre Nature Intérieure et avec les lois naturelles qui opèrent autour de nous, nous atteignons le niveau de Wu wei. Alors nous travaillons avec l'ordre naturel des choses et opérons selon le principe de l'effort minimal. Puisque le monde naturel suit ce principe, il ne fait pas d'erreurs. Les erreurs sont commises - ou imaginées - par l'homme, cette créature qui a un cerveau surchargé et fait une séparation entre lui-même et le réseau de lois naturelles qui le supportent, en interférant et en forçant sans cesse sa nature….

Au fil des siècles, l'homme a développé un esprit qui l'a séparé du monde de la réalité, le monde des lois naturelles. Cet esprit fait trop d'efforts, s'use trop, et finalement s'affaiblit et s'amollit. Un tel esprit, même s'il est d'une très haute intelligence, devient inefficace. Il va et vient, avance, recule, mais ne réussit pas à se concentrer sur ce qu'il fait au moment présent. Il conduit une automobile à vive allure dans la rue et pense au magasin devant lequel il va s'arrêter, à la liste d'articles ménagers à acheter. Puis il se demande comment arrivent les accidents.
le Wu wei est indéfinissable et pour ainsi dire invisible, parce que cette forme d'agir est devenue un réflexe.
Etre sensible aux circonstances. Etre simplement naturel. Un des aspects les plus pratiques de cette sensibilité aux circonstances est de ne pas avoir besoin de prendre autant de décisions difficiles. Au contraire, on les laisse se former toutes seules.
L'approche Wu wei appliquée à la solution de conflits est parfaitement illustrée par la pratique de l'art martial taoïste, le t'ai chi ch'uan, dont l'idée de base est de contrer son adversaire, soit en lui renvoyant son énergie, soit en la faisant dévier, en sorte de l'affaiblir, de le déséquilibrer, et de lui faire perdre sa position de combat. Jamais on ne s'oppose à la force par la force ; on en vient à bout, au contraire, en cédant. On peut comprendre le principe de Wu wei sous-jacent au t'ai chi ch'uan en imaginant un bouchon de liège flottant à la surface de l'eau et sur lequel on taperait. Plus on tape fort, plus il s'enfonce ; plus il s'enfonce, plus il remonte vite. Sans dépenser aucune énergie, le bouchon vient aisément à bout de tous nos efforts. De même, Wu wei vainc la force en neutralisant son pouvoir plutôt qu'en ajoutant au conflit.
La voie de POOH Benjamin HOFF
Le TAO de POOH / Editions Picquier Poche extrait dans sa totalité ici
*Le taoïsme (道教 dào jiào « enseignement de la Voie ») est à la fois une philosophie et une religion chinoise. Plongeant ses racines dans la culture ancienne, ce courant se fonde sur des textes, dont tao te king de Lao-tseu, et s’exprime par des pratiques, qui influencèrent tout l’Extrême-Orient. Il apporte entre autres :
-une mystique quiétiste reprise par le bouddhisme Chan (ancêtre du zen japonais);
-une éthique libertaire qui inspira notamment la littérature;
-un sens des équilibres yin yang poursuivi par la médecine chinoise et le developpement personnel ;
-un naturalisme visible dans la calligraphie et l'art.


