dimanche 24 novembre 2013

entre l'espoir infatigable et la sage absence d'espérance

  Chaque homme a éternellement à choisir, au cours de sa vie brève, entre l'espoir infatigable et la sage absence d'espérance, entre les délices du chaos et celles de la stabilité, entre le Titan et l'Olympien. À choisir entre eux, ou à réussir à les accorder un jour l'un à l'autre.   Marguerite Yourcenar
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mercredi 20 novembre 2013

je me contente d'accompagner, le plus loin possible, ce qui ne fait que couler

      Comment ne pas trop patauger dans cette flaque des habitudes ? Comment ne pas laisser échapper la saveur des instants ? Trouver encore des mots pour ce qui est unique ? S'étonner un peu plus chaque jour ? Comme je ne tiens plus à m'expliquer tout ce qui se passe, je me contente d'accompagner, le plus loin possible, ce qui ne fait que couler.  Malgré tout, je suis parvenu à me faire à l'idée d'être moi-même, à ne plus m'irriter d'occuper cette place singulière : ma peau, les points cardinaux de mon... [Lire la suite]
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mercredi 13 novembre 2013

Les abeilles de l'invisible

    Notre tâche est de nous empreindre si profondément, si douloureusement et si passionément de cette terre provisoire et fragile, que son essence ressuscite invisiblement en nous. Nous sommes les abeilles de l'invisible" Rilke  
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lundi 11 novembre 2013

J’écris du désir comme du désert

J’écris du désir comme du désert : où l’on s’enfonce sans avancer, où l’on contourne sans approcher, où l’espace vous traverse sans que vous puissiez le retenir, où le temps se précipite en vous qui vous précipitez sans lui - et claquent ces lambeaux de néant que sont les mots, dont la trace s’efface et dont le bruit s’éteint. La page est tournée contre le sol et rien n’a été conquis. » Claude Louis-Combet J’écris du désir comme du désert
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lundi 4 novembre 2013

Loué sois-tu, Personne, Pour l'amour de toi nous voulons fleurir

  « Loué sois-tu, Personne, Pour l'amour de toi nous voulons fleurir. Contre toi. Un rien nous étions, nous sommes, nous resterons, en fleur : La rosé de rien, de personne. »   La prose aussi est un dialogue, un serrement de mains, une accolade. Et dans ses maladresses, ses manques, ses bégaiements, il peut parfois lui arriver de se faire étreinte, fugacement. Une étreinte sans prise, inespérée; une caresse. La prose - un bonjour tremblé d'adieu, un adieu toujours en veille. Sylvie Germain le monde... [Lire la suite]
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dimanche 3 novembre 2013

L'audace enfantine de sauter, de se lancer sans pudeur dans la couleur de ce qui vient, de ce qui passe...

 Merci à Isabelle qui me rappelle à tous mes manquements sur ces pages et m'incite (m'invite) par là-même à y revenir... J'espère enfin avoir pris un rythme de croisiere:  celui de saisir le temps, de saisir l'instant dans la lumiere du moment et entre les lignes de la vie...   Donc, sans fin, des textes naissent. Et l'on rêvera encore d'écrire comme l'on peint, d'écrire comme on dessine, sachant tout l'enfantin qui persiste même dans la plus savante des peintures.  Ne serait-ce que cette audace... [Lire la suite]
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