linstant.jpg La route est large et vide. L’aube va poindre dans quelques heures. Un autre jour, encore un autre, chargé de possibilités exceptionnelles et de probables banalités. Le choix. Le choix est tout, et il n’est rien. L’histoire peut bien tourner ou, virer à la tragédie. Mais la route est toujours là, elle et que cela, nous plaise ou non nous devons la parcourir.

Comment nous la négocions, qui nous découvrons en chemin…  L’amour est sans cesse une quête fondamentale, car que signifie une route sans destination concrète ? De quelle façon pourrions nous maintenir une avancée impétueuse mais toujours moins aisée, sans quelqu’un pour ralentir la course effrénée, pour lui donner un peu de sens, pour conférer un but crédible à ce périple ?

Il y a la route. Le jour suivant. Ce qui se profile à l’horizon. L’espoir d’une révélation et la crainte qu’elle ne se présente plus jamais à vous. Le besoin de dire que la vie vaut pour ses actes II et la nécessité de continuer. La solitude au cœur de la condition humaine et le désir de la  rompre, de rencontrer, d’échanger, et la peur inhérente à la rencontre, à l’échange.

 Et au milieu de toutes ces forces discordantes, il y aussi l’instant.

L’instant qui peut bouleverser ou ne rien changer. L’instant qui nous induit en erreur ou nous révèle enfin ce que nous sommes, ce que nous cherchons, ce que nous voulons obstinément approcher et qui restera peut-être à jamais hors d’atteinte.

Peut-on vraiment échapper à l’instant ?

Cet instant-là  de D. Kennedy