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 Amour, amour. Ce mot qu'au  travers les chansons, emplit l'air en Occident comme l'odeur de l'essence jusqu'à l'écœurement, l'ai-je jamais prononcé de ma vie ? Il s'y mêle tant d'instincts troubles, tant de besoins immédiats, de complaisances envers soi, d'exigences envers l'autre de cette détestable volonté de possession et de domination, que je n'ose plus guère y mettre un contenu. A l'heure décisive, néanmoins, je suis tenu de regarder en face ce sentiment trop passionnel, que par la force des choses j'ai toujours évité. Sentiment à peine humain — lave brûlante prête à faire fondre la chair et les os de ceux qui s'y donnent tout entiers — dont les hommes, apparemment, ne sont pas encore capables. Pourtant, je sais pertinemment que c'est le, seul bien qui me reste. C'est donc avec ce bien à peine humain qu'il me faudra affronter l'inhumain.

Cheng  Les dits de tian-Yi