J ai relu pendant les vacances Océan mer de Baricco et je me suis laissé porter par son flux calme et profond, un livre que je lis et relis toujours avec le même bonheur...

... et à force de l'emprunter à la médiathèque, j'ai aussi fini  par me l'acheter d'ailleurs....

Voilà, en dérive de pages je suis arrivée à ce passage , ce passage parmi d'autres, beaucoup d'autres, très beaux, très forts, calmes, puissants,  voilà ce passage que je laisse  par ces pages arriver  silencieusement jusqu'à vous...

1.jpg

2.jpg

m3.jpg

4.jpg

5.jpg

6.jpg

7.jpg

Aujourd'hui encore, sur les terres de Carewell, tous racontent ce voyage. Chacun à sa manière. tous, sans l'avoir jamais vu. Peu importe. Ils ne cesseront jamais de la raconter. pour que personne ne puisse oublier combien se serait beau si pour chaque mer qui nous attend, il y avait un fleuve, pour nous. Et quelqu'un - un père, un amour, quelqu'un- capable de nous prendre par la main et de trouver ce fleuve - l'imaginer, l'inventer- et nous poser dans son courant, avec la légèreté de ce seul mot, adieu. ce serait merveilleux, vraiment. Elle serait douce la vie, n'importe quelle vie; et les choses ne feraient pas mal mais s'approcheraient, portées par e courant, on pourrait d'abord les frôler puis les toucher et seulement à la fin se laisser toucher par elles. Se laisser blesser, même. En mourir. Peu importe. Mais tout serait, finalement humain. Il suffirait de l'imagination de quelqu'un- un père, un amour, quelqu'un. lui, il saurait en inventer une, de route, ici au milieu de ce silence, sur cette terre qui ne veut pas parler. route clémente, et belle. une route d'ici jusqu'à la mer.

Océan mer  de Allessandro Baricco