vendredi 24 juillet 2009
Une brèche vers la lumière...
Il arrive que l'on interrompe une promenade , oubliant même ce vers quoi on marchait, our s'arrêter sur le bord de la route et se laisser absorber totalement par un détail. Un grain du paysage . Une tache sur la page. Un rien accroche notre regard et nous disperse soudain au aux quatre vents, nous brise avant de nous reconstruire peu à peu. alors la promenade se poursuit, le temps reprends son cours. mais quelque chose est arrivé. un papillon nous ébranle, nous fait chanceler, puis il repart. Peut-être emporte-t-il dans son vol une infime partie de nous, notre long regard posé sur ses ailes déployées. Alors à la fois plus lourds et plus légers nous reprenons notre chemin.
Le coeur cousu Carole Martinez
la vie du dehors m'appelle , le moindre détail m'absorbe, le plus érisoire s'impose à moi dans sa plus haute importance...Je parviens avec peine à me poser derrière cet écran...La lumière dehors dehors m'appelle, les rires là-haut, le chagrin à coté, le grain des jours tissés des soucis ordinaires ou plus compliqués, les mots que l'on met dessus et les sourires la douceur de ceux que l'on aime...Les mots, le silence qui soude toujours plus étroitement ...Je me dis parfois à quoi bon tout ceci, tout ce temps passé pris à tant d'autres choses si importantes...Et pourtant je sais que ce fil invisible qui me rattache a ce coté du monde et bien plus puissant qu'il n'y parait...J'ai besoin de ces mots comme un chemin comme un lien qui me rattache à cette part inconnu de moi-même et qui est sans doute vous...Donc pas envie de fermer cette fenêtre . Pour le moment juste un léger courant d'air comme un filet d'air frais dans le silence dans la lumière et l'ombre du temps qui passe...
sans doute l'air léger de l'été qui fait des siennes...
...De toute façon me revoilà bientôt (re)partie!...
Un autre extrait ramassé au fil de mes dernières lectures et que je recoud délicatement au coeur de ma couseuse...Là! Et aussi là!:
"Frasquita observait la dentellière- ainsi nommait-elle l'araignée qui avait élu domicile dans sa chambre- en se demandant si elle même serait un jour capable de secréter sa propre toile.
"La beauté vient de ces espaces vides délimités par les fils! Révéler, cacher. désépaissîr le monde. ce qui est somptueux, c'est de voir au travers! La transparence... La finesse de la toile voile et encadre un morceau d'univers et se faisant le révèle... Exposer la beauté d'un être en le couvrant de dentelle...."
Elle sentit tout ce qu'il faudrait encore comprendre et maîtriser: la couleur, le blanc, les tissus, la transparence. du temps passa...
Le coeur cousu Carole Martinez
vendredi 3 juillet 2009
Le temps d'un souffle



le temps d'un souffle je m'échappe...
... et repasse en coup de vent...
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