mercredi 29 avril 2009
Submergée
submergée, je suis...
mais pas de soucis... par de bonnes choses
j'espère être un peu plus présente très bientôt!!
vendredi 17 avril 2009
Plus loin

je m'absente de nouveau
mercredi 15 avril 2009
Pluie printanière

lundi 13 avril 2009
L'infime et l'immense

Il se tient debout devant le ciel en radieuse incandescence; il en respire l'éclat, le souffle, l'espace. Il est dedans. Être dedans, "ce n'est pas quelque chose qu'on décide" disait Rothko. C'est quelque qui se décide au profond de soi,une volonté qui s'affirme avec la force de l'évidence, de l'amour, une résolution qui s'impose abruptement pour avoir longtemps muri à l'ombre. Pierre est dans cette crue de lumière qui va bientôt basculer, refluer, il est dans le cours du temps, au cœur du temps. Il se dresse dans l'embrasure d'un tableau prodigieux, en expansion et variations illimitées, dans la splendeur du visible. Il est dans l'éblouissante nudité du désir, au vif de la vie même.




."Que savent les hommes de la nuit? Il n'y pénètrent qu'en intrus..." Et du jour que savent-ils?, de la lumière que savons nous?, se demande Pierre devant cet épanchement de jaune étincelant qui prélude le crépuscule. Une longue trainée blanche, légèrement onduleuse, strié l'immensité safran; elle s'étire dans un bourdonnement sourd.
Sylvie Germain l'Inaperçu

mardi 7 avril 2009
Le passeur d'horizon



Elle contemple la
pénombre se dissoudre sous la très lente montée de la lumière qui affleure par
nappes sourdes.
Le ciel alors se satine et ses chatoiements se font laiteux,
vieil ivoire et argent, puis virent au gris cendré et enfin se violacent. Chaque
saison a sa carnation, chaque heure un grain particulier dans ce dialogue sans
fin échangé entre la mer et les nuées, dans ce conciliabule subtilement tramé
par le soleil, le vent, les pluies. Et même lorsque décroît le chant de la
lumière, qu’il s’assombrit jusqu’à parfois frôler le naufrage dans une
grisaille étale, toujours perdure un soupçon de brillance, comme si, par une
mystérieuse inversion, un glacis lumineux avait été étalé en fond de l’immensité
du ciel et que toute couleur apparaissent ensuite, fût-ce du gris de plomb, du
noir, demeurait malgré tout luminescente.
Ressourcée dans un lieu magnifique me voilà de
retour pour un moment qui sera malgré tout assez court car d''autres horizons m'appellent
Et tant mieux car je pensais avoir là-bas réussi à me délester du poids de
soucis ordinaires qui pèsent en ce moment plus qu'il ne faudrait...
Il y a de ces moments où l'on surnage, plus qu'on ne nage dans le cours des
jours, la tête maintenue hors de l'eau, l'énergie du fond bien là
en sourdine faisant avancer toujours un peu plus loin, cherchant aussi à
s'économiser. mais l' état de flottaison impossible à trouver malgré tout...
Rien de grave rassurez-vous!
Un essoufflement...
Des soucis qui se règlent, on pense apercevoir un coin de ciel bleu, des rayons
de soleil réels mais finalement très brefs...Et resurgissent ailleurs
d'autres nuages orageux,auxquels on ne attendait pas...
Question temps, c'était aussi le cas la semaine dernière. Le reste rien à
redire bien au contraire!
J'étais dans un endroit magnifique: la presqu'ile de Giens. Un ressourcement
total malgré ce temps exécrable alors qu' il faisait beau partout ailleurs!
Aucun regret malgré tout.
C 'est bien le cas avant et depuis mon retour en ce qui concerne des contrarietés. J'ai beau puiser dans cette belle énergie amassée mais déjà je m'épuise...
Ne m'en voulait pas trop de mon absence-présence.
Je ferai mieux, dès que possible...


