jeudi 27 septembre 2007
On revient toujours à cette enfance...

On y revient toujours, à cette enfance qui modèle notre âme sans que nous en soyons conscients, et qui pèse plus sur notre bonheur que les jours de notre âge adulte, car c'est à travers elle que nous les vivons, et c'est elle qui assigne à chacun d'eux sa grandeur passagère.
Il faut parfois renoncer au passé pour jouir du présent. L'oubli répond à une logique économique, c'est un procédé qu'adopté la vie pour se libérer de l'angoisse et poursuivre son chemin, un subterfuge paresseux et pourtant fécond, comme si l'esprit se mettait en jachère pour pouvoir semer de nouveaux plants par la suite. C'est pourquoi certains épisodes sont relégués dans le grenier de l'oubli, dans cet entrepôt qu'on ne peut visiter qu'en rêve, sans pouvoir en rapporter, au réveil, rien de ce qu'on y a découvert.
On ne peut pas changer de passé, mais on peut changer d'attitude envers lui, réagir autrement face aux souvenirs et face au présent. Ce que j'ai appris, c'est que j'ai non seulement le droit d'être heureuse, mais surtout, depuis que tu es née, le devoir de l'être.
Extrait de "un miracle en équilibre" de lucia Etxeberria
Commentaires
Clin d' oeil d' enfance ...
Syméon passe derrière moi et demande " C' est qui? C' est moi !" C' est cela aussi l' enfance ...Ces instants de vie uniques et universels où que l' on se pose ...Des trésors engrangés aux fils des ans qu' on rebobine ou débibine au détour d' une phrase ou d' une image ...
L'ombre protectrice des parents, comme d'antiques magies veillant sur le bien-rêvé de tous nos Songes...
Quelle créativité tu as! Il y a tant de mots dans cette photo.
Lorsqu'on y ajoute le texte et la chanson, il y a matière à réflexion. (comme toujours d'ailleurs).
"On y revient toujours à cette enfance ...", c'est pour ça que je me sens si bien quand j'arrive ici.
J'ai lu un livre de cette auteur, je lirai celui-là aussi.
"On ne peut pas changer de passé, mais on peut changer d'attitude envers lui..."
De cette pensée, je tâcherai d'en faire mon "credo"..
Tout simplement, Merci !
L'enfance pour chacun de nous, est un point fixe.
Mais elle appartient très vite au passé.
C'est donc de ce passé, comme de tout passé, qu'il faut parler.
On ne vit qu'au présent, sauf défaillances, en allant de l'avant, résolument tourné vers ce qui vient, l'a-venir. Non en oubliant le passé, en tirant un trait, en l'occultant, mais comme une chose pleinement vécue.
On ne peut rien changer au passé; c'est lui qui vous change et vous modèle.
Je trouve au contraire cette photo inquiétante...
Merci de tes passages et beau dimanche
magnifique photo!
cette main tendue, quel symbole..
deux interprétations: l'ombre caresse la tête de l'enfant, ou alors l'ombre tend la main vers l'autre parent, cherchant à l'atteindre..
c'est ainsi que j'ai ressenti.
tout à fait d'accord avec le texte: il faut savoir renoncer au passé pour jouir du présent. Mais oublier, non, c'est impossible, et ce serait un mensonge envers les autres et envers soi même que de dire que l'on oublie.
On range dans un coin, que l'on visite parfois, avec une vision différente, moins douloureuse, et parfois on sourit...
j'ai vécu des instants absolus, qui m'ont été arrachés brutalement, sans espoir de retour.
J'ai cru en mourir, et j'ai même tenter de mourir.
Désormais, il m'arrive encore de pleurer, mais aussi de me dire: ces instants là, tu les as vécu, c'est déjà immense, quelques secondes d'absolu dans une vie.
Et pour nos enfants, nous nous devons d'être heureux, car notre bonheur les aide à trouver le leur.
bon dimanche
Tu es dans ta période "Très créative", Corinne
Affine, c'est beau déjà !
L'essentiel est bien visible pour leurs yeux...
A ta suite, la chère Laouen n'a-t-elle pas ajouté l'essentiel ?
" Pour nos enfants, nous nous devons d'être heureux, car notre bonheur les aide à trouver le leur. "
J'ai bien envie de faire part de cette belle recommandation à beaucoup de monde...
Merci à vous, Corinne et Laouen !
cette photo me remue profondément... toi, ta main ouverte au dessus de sa tête, l'autre, on pourrait y voir un couteau! de la mère protectrice, l'imaginaire sans décodage y verrait alors le pire! la mère symbolique qui comme la Parque couperait net l'enfance à un moment donné, parce qu'il le faut, parce que tu es grand maintenant... ou celle qui coupe le fil des âges pour qu'il reste à elle, enfant à jamais, là où elle pourrait toujours le caliner, le protéger de tout ce bitume qui va l'écorcher un jour...

