samedi 22 septembre 2007
La durée nous précède et nous survit. Comme cette existence, elle ne nous est prêtée que pour nous faire grandir.

Le milieu de la nuit s'en va vers ses quartiers. Il regagne les contrées inconnues où les fragments du temps se reposent à tour de rôle. Le temps ne cesse pas de veiller. Il ne suspend son envol que pour changer de costume. Cette suspension d'ailleurs est imperceptible, tant il est prompt à se défaire des atours du moment. Le jour et la nuit ne sont que des couleurs, un déguisement, des facéties de l'éternité. La durée nous précède et nous survit. Comme cette existence, elle ne nous est prêtée que pour nous faire grandir. Elle ne vieillit pas, elle s'accumule. Elle est comme un espace sans cesse en expansion, qu'il nous faut remplir du sens de notre histoire. Allons-nous vivre, sans jamais rien nous dire ? Peut-être. Ce sera notre histoire que ce silence intense. Ce sera notre attachement. Des générations viendront à l'heure dite, qui ne contempleront pas comme nous les allées et venues du temps qui change d'habit. Elles en captureront chaque instant, ne laisseront pas une minute inoccupée. Elles rempliront le temps de rêves réalisés, d'amour-propre et de ces lendemains rieurs que nous ne leur aurons pas légués, mais qu'elles sauront conquérir.
Contour du jour qui vient de L. Miano
Commentaires
Un beau voyage que tu offres, encore une fois, au pays du crépuscule et du rêve
Moi aujourd'hui j'ai choisi un lever de soleil, nous grandissons aussi en nous complétant n'est-ce pas?
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