vendredi 29 juin 2007
Tai chi chuan

Je pars me ressourcer par un stage de tai chi chuan prolongé de quelques jours chez des amis....
La photo sur ce même lieu mais stage de l'année dernière...
Si vous me cherchez vous apercevrez quelques mèches au centre! - la photo n'est donc evidemment pas de moi- !
Je serai de retour mardi 9 juillet. J'espère vous retrouver à mon retour en comptant que vous ne soyiez pas déjà happés par la vacances !
J'attendrai donc pour vous souhaiter de bonnes vacances !!
mercredi 27 juin 2007
Nous traversons le présent les yeux bandés

Nous traversons le présent les yeux bandés. Plus tard seulement, quand est dénoué le bandeau et que que nous examinons le passé, nous nous rendons compte de ce que nous avons vécu et nous en comprenons le sens.
Milan Kundera
Une photo prise il y a deux ans, ma fille Perrine fêtait ses 10 ans.
Passé proche qui pourtant m'échappe déjà.
Elle passe aujourd'hui le cap de ses 12 ans.
Fini les jeux dans le jardin, les enfants qui courent dans tous les sens, les voilà sur leur propre terrain.
Son anniversaire , elle a tenu a l'organiser toute seule: sortie au cinéma, arrangement pour les conduites avec un autre parent car ma voiture ne suffisait pas, quelques unes qui restent à dormir, pizza, les jeux et le partage se font là-haut dans sa chambre et sans moi.
Je devine que sa propre personnalité ne peut se trouver qu'en dehors de mon regard même si je contribue à certains contours indipensables...
Qui sera-t-elle demain?
Ce qu'elle est déjà aujourd'hui et que je ne distingue pas encore très bien.
L'enfance set l'insouciance sont encore là mais déjà apparaissent des préoccupations de plus grands. Elle cherche et affirme sa place au milieu de deux soeurs ainées et de son frère plus jeune, de nous et de tout son entourage.
Sa personnalité déjà présente s'affine , se précise, cherche ses contours, ses limites et se révèle avec plus de netteté.
Elle est ce qu'elle a été.
Elle est ce qu'elle construit aujourd'hui.
Elle est aussi ce que l'échange d'aujourd'hui fera d'elle demain...
Réalité mouvante qui échappe sans cesse et pourtant dans une même continuité.
Elle m'étonne , me surprend par moment, je reconnais des facettes d'elle-même que je n'avais perçu que dans l'ombre. Esc-ce mon regard qui change ou un flou qui se précise?
Je me souviens d'elle à la naissance de son petit frère à la clinique, lorsqu'elle était venue me voir à sa première visite, elle m'était apparue soudain si grande!
Ma main dans la sienne pour la guider comme je peux. Je marche auprès d'elle pour que ses pas soient pleins de son propre élan et pas seulement du mien , les obstacles pas toujours visibles et parfois juste tapis au fond de soi...
Quelle part avons nous dans tout cela?
Qui'importe!
Nous ne pouvons donner que ce que nous sommes. Rien de plus...
Et c'est beaucoup pourtant si on veut bien l'accepter...
Notre propre réalité, nos doutes , nos failles et cette force qui comble les manques et nous donne tout notre relief.
Nous sommes ce long héritage transmis de générations en générations avec ses failles et et ses forces...
[ je vous invite à lire sur ce même thème , si vous ne l'avez pas fait, ce très bon livre "Ligne de faille" de Nancy Huston]
Nos propres parents ont contribué a nous façonner, a renforcer des élans ou ont creusé cetraines de nos failles avec leur propre histoire qui les a eux-même façonné.
Chacun fait ce qu'il peut avec sa propre histoire.
Être conscient de cette transmission inconsciente est sans doute déjà beaucoup.
La véritable richesse que nous possédons est cette faculté à créer des liens, apprendre à les préserver, à les maintenir d'une manière ou d'une autre...
Lien vital qui parfois blesse mais sans lequel nous ne pourrions être et devenir;
Toujours se rappeler combien ce lien a une importance pour nous et combien il est unique et essentiel.
Lien aussi fort que fragile.
Et encore plus dans les moments de mouvance entre l'enfance et l'âge adulte...
Lien qui prend sa force dans une écoute profonde et silencieuse.
Ecoute qui va puiser dans dans l'imperceptible vérité de chacun.
Dans ce début d'adolescence, d'autres liens se créent, un monde qui ne nous appartient plus vraiment ou nous n'avons plus de place visible.
Mais de cet interstice émerge une autre forme de lien qu'il faut savoir saisir, un lien plus impalpable.
Je ressens encore plus l'importance de préserver des moments de tête à tête, le soir au coucher où l'on évoque les petits riens de la journée pourtant si déterminants, sortie toutes les deux pour l'utile ou le plaisir...
En grandissant je sais qu'il me faudra saisir ces moments encore plus au vol lorsqu'ils se présenteront dans le tourbillon de l'adolescence - comme c'est déjà le cas pour sees deux soeurs ainées- et qui n'excluent pas pour autant des moments de complicité et chacune à leur façon , des moments, des demandes qu'il faut savoir decripter masqués parfois par le quotidien.
Liens qui déterminent, se transforment et demeurent...
Lien vraie richesse humaine.
lundi 25 juin 2007
Sing sing sing
Je sors du puits des commentaires celui de Well qui apporte une profondeur avec une très belle citation et une juste reflexion, à la légereté des mon billet.
En 2 eme rajout: (petit clin d'oeil pour ceux qui l'aurait pas vu, cela ne m'est pas apparu d'emblée: "well" voulant dire "puits" en anglais - effectivement un puits de connaissance littéraire !)
Je vous invite également à aller découvrir chez lui les très beaux textes qu'ils nous fait partager...
"La danse est une cage où l'on apprend l'oiseau."
Claude Nougaro
"Sing-sing c'est aussi un pénitentier.
Ce qui rejoint la réflexion de notre ami Nougaro."
commentaire posté par Well



Festivité de fin d'année, un week-end de gala de danse et de fête de la musique...
Ici une chorégraphie qui swingue sur cet air là et qui donne bien là pêche!
Et de la pêche j'en ai besoin car je suis vraiment fatiguée!!
Il vous naît une étoile


Ma fille Marjorie dans les vapeurs de la decolleuse de papier peint...
[ Le rêve émerge du quotidien...]
Les amis inconnus
Il vous naît un poisson qui se met à tourner
Tout de suite au plus noir d'une lame profonde,
Il vous naît une étoile au-dessus de la tête,
Elle voudrait chanter mais ne peut faire mieux
Que ses sœurs de la nuit, les étoiles muettes.
Il vous naît un oiseau dans la force de l'âge
En plein vol, et cachant votre histoire en son cœur
Puisqu'il n'a que son cri d'oiseau pour la montrer,
Il vole sur les bois, se choisit une branche
Et s'y pose ; on dirait qu'elle est comme les autres.
Où courent-ils ainsi ces lièvres, ces belettes,
Il n'est pas de chasseur encore dans la contrée
Et quelle peur les hante et les fait se hâter,
L'écureuil qui devient feuille et bois dans sa fuite,
La biche et le chevreuil soudain déconcertés ?
Il vous naît un ami et voilà qu'il vous cherche,
Il ne connaîtra pas votre nom ni vos yeux,
Mais il faudra qu'il soit touché comme les autres
Et loge dans son cœur d'étranges battements
Qui lui viennent des jours qu'il n'aura pas vécus.
Et vous que faites-vous, ô visage troublé,
Par ces brusques passants, ces bêtes, ces oiseaux,
Vous qui vous demandez, vous, toujours sans nouvelles :
Si je croise jamais un des amis lointains
Au mal que je lui fis, vais-je le reconnaître ?
Pardon pour vous, pardon pour eux, pour le silence
Et les mots inconsidérés,
Pour les phrases venant de lèvres inconnues
Qui vous touchent de loin comme balles perdues,
Et pardon pour les fronts qui semblent oublieux.
Jules Supervielle
jeudi 21 juin 2007
Des étoiles pour rêver





Un rêve sans étoiles et un rêve oublié.
Paul Eluard
Du rêve pour ouvrir les portes sur la profondeur de la réalité...
Des étoiles au dessus de la tête pour que le rêve continue d'exister...
mercredi 20 juin 2007
Le temps déborde

Le temps déborde s'échappe et entraîne plus vite que prévu...
Glisser en aquaplanning. en déséquilibre sur le fil du temps.
Filer en dérapages incontrôlés et imprévus, se récupèrer de justesse mais finalement plus facilement que prévu...
La fin de l'année quoi...
Le calme revient...
Sans doute jusqu'au prochain orage prévu...
vendredi 15 juin 2007
Se cacher derrière un sourire
Notre part secrète ...
La vie est sans doute ce long chemin où l'on tente de se dévoiler tout en se préservant...
On se cache derrière des sourires, des demi-mots chacun à sa façon, tentative dérisoire pour ne pas se laisser enfermer par le regard d'autrui, tentative dérisoire d'échapper aux apparences là où même les mots ne sont pas suffisant pour nous contenir en entier...
Et qui somme-nous vraiment?
Un être complexe plein de désirs et de failles...
Un élan de vie unique...
Une continuité mouvante qui toujours nous échappe et que nous cherchons sans cesse...
Et quel regard clairvoyant et bienveillant pourrait-il bien nous saisir avec une grande justesse?
"Au fond de chaque homme est une forteresse qui tient debout dans l'esseulement naturel du cœur et de la chair, s'ouvre et se referme comme dans le mouvement de l'onde un coquillage, risque à tout instant de se faire attaquer, se protège, se débat, peu à peu se délabre, et parfois, dans un côtoiement éphémère d'autrui, émet une minuscule lumière."
Alice Ferney Les autres
mardi 12 juin 2007
J'ai mêlé la chair à l'argile et à la lumière j'ai mêlé le souffle à ce qui était déjà souffle
Sentier de lumière
[...]
La mer s'est retirée des portes de ma ville
je me suis concilié les fleuves de la terre
j'ai orné le jour du tatouage de mes rêves
mon visage a vu mon autre visage
je n'ai pas entendu la voix qui m'appelait
la main qui me cherchait ne m'a pas trouvée
je suis née plusieurs fois de chaque étoile
je suis morte autant de fois du soleil des jours
j'ai pris très tôt des bateaux pour nulle part
j'ai demandé une chambre dans la patrie des autres
je n'avais rien accompli avant nos adieux
j'ai habité le couchant le levant et l'espace du vent
j'étais cette étrangère qu'accompagnait le soir
deux fois étrangère entre nord et sud
j'ai gravé des oiseaux tristes sur des pierres grises
j'ai dessiné ces pierres et les ai habitées
j'ai construit des radeaux où il n'y avait pas d'océans
j'ai dressé des tentes où n'étaient nuls déserts
des caravanes m'ont conduite vers un rêve d'orient
mes calligraphies ont voyagé sur le dos des nuages
je me suis souvenue de la neige des amandiers
j'ai suivi la route aérienne des oiseaux
jusqu'au mont de la lune aux duvets des naissances
j'ai appris et oublié toutes les langues de la terre
j'ai fait un grand feu de toutes les patries
j'ai bu quelques soirs au flacon de l'oubli
j'ai cherché mon étoile dans le lit des étoiles
j'ai gardé ton amour au creux de ma paume
j'ai tissé un tapis avec la laine du souvenir
j'ai déplié le monde sous l'arche des commencements
j'ai pansé les plaies du crépuscule
j'ai mis en gerbes mes saisons pour les offrir à la vie
j'ai compté les arbres qui me séparent de toi
nous étions deux sur cette terre nous voilà seuls
j'ai serré une ceinture de mots autour de ma taille
j'ai recouvert d'un linceul l'illusion des miroirs
j'ai cultivé le silence comme une plante rare
lueur après lueur j'ai déchiffré la nuit
la mort un temps m'a courtisée
j'ai cherché dans le soleil la direction du soleil
je me suis couchée dans ma tombe et me suis relevée
je me suis égarée puis retrouvée d'une genèse à l'autre
je t'ai attendu sans t'attendre
jusqu'à ce que tu deviennes poème
j'ai mêlé la chair à l'argile et à la lumière
j'ai mêlé le souffle à ce qui était déjà souffle
j'ai habité la maison chaude de ta voix
j'ai fait naître les souvenirs avant qu'ils n'aient vécu
j'ai caché mon amour sous les pudeurs de l'ombre
je me suis demandé comment le dire avant de le dire
et pourquoi je ne le disais pas
j'ai dit qu'il était temps que j'aille vers toi
j'ai rampé jusqu'à tes lèvres sur un lit de ronces
j'ai cru que ce qui nous unissait
était ce qui nous ressemblait
je me suis cherché en toi un pays une langue
en m'éloignant du rêve je m'en suis approchée
j'ai noirci des pages avec la nuit du poème
l'oiseau noir du silence les froissait une à une
j'ignore encore quelle langue me parle et m'absout
j'ai pris un sentier de lumière qui mène à l'horizon
mon pays : un bouquet d'adieux cueillis au fil du temps
j'ai déroulé ses rives comme une natte d'alpha
j'ai trouvé un nom pour ce qui reste de l'enfance
pour fleurir entre tes bras
j'ai jeté les oranges du souvenir dans un puits
j'ai dessiné mon amour à la craie sur une muraille d'eau
rien ne demeure dans la mémoire des hommes
je marchais en moi et loin de moi
une ombre parfois épousait mon ombre
à chaque départ je tranchais un lien
libérais l'oiseau de feu des cendres de la mémoire
je marchais en toi et loin de toi
je me suis alliée à l'alphabet du sable
aux ondulations de la vague
à la paix qui clôt tes paupières
mon chant sera à l'image de cette paix
j'ai reconnu l'aube à l'aube dans son regard
j'ai voulu le jour à l'image de ceux que j'aime
j'ai apprêté la nuit pour la moisson du rêve
j'ai courtisé le visible j'ai étreint l'invisible
j'ai tout lu de la terre dans le grand livre de la terre
j'ai témoigné de l'éphémère et de l'éternité de l'instant
je me suis attardée au seuil de chaque seuil
nos morts appelaient de l'autre rive
les lignes de leur monde sillonnaient nos mains
l'écho de leurs voix s'épuisait dans la distance
les suicides du sang étaient autant de pierres
dans les remparts du temps
j'ai fait mes premiers pas dans le limon des fleuves
on m'a ensablée vive sous un amas de dunes
on a obstrué la caverne - que mon sommeil s'éternise
on a exilé mon corps à l'intérieur de mon corps
on a effacé mon nom de tous les registres
jusqu'aux épousailles des deux rives
j'ai porté en moi le vide comme la bouche d'un noyé
décembre a disparu derrière l'horizon
j'ai appelé - seul le silence était attentif
j'ai vu les siècles s'égarer jusqu'à nous
le grenadier refleurissait entre les stèles
ma ville changeait de maîtres comme de parure
ma terre : un nuage en marge du levant
pourquoi chercher un lieu quand nous sommes le lieu
mon ombre a gravi un long chemin jusqu'à moi
un jour je suis entrée dans la maison de la langue
j'ai niché deux oiseaux à la place du cœur
j'ai traversé le miroir du poème et il m'a traversée
je me suis fiée à l'éclair de la parole
j'ai déposé un amour insoumis dans le printemps des arbres
et délivré mes mains pour que s'envolent les colombes.
Amina Saïd La difference
lire le poème dans son intégralité
lundi 11 juin 2007
Le souffle des quatre éléments
Le souffle des quatre éléments a s'est posé sur le week-end...

La terre:
Nous sommes aller voir un magnifique spectacle qui allie danse et scupture ( je ne peux malheureusement pas vous le conseiller puisque sa programation n'est plus d'actualité).
Les mains sculptent la matiere inerte, lui donne vie et mouvement .
Le corps dansant devient matiere mouvante dans l'espace.
Chacun modèle et exprime , l'un par son corps, l'autre par la terre, une intériorité impalpable où l'invisible devient visible.
Le corps dansant comme la terre devient matière à petrir, mouvement de l'âme, expression d'une interiorité invisible et indicible.
La matière façonne l'esprit et inversement l'esprit s'exprime et se transforme par les limites de la matière .
Chacun est confronté à ses propres limites et failles et ne reste que l'expression interieure vitale et essentielle...
D'inerte la matière du corps ou de la terre devient expression de vie.
Et la matière devient continuité de l'âme.
Le spectacle ne s'adressait pas du tout aux enfants mais pour des raison purement pratique de garde (et le spectacle était court), six enfants de 3 à 12 ans nous accompagnaient -sans parler des plus grands-....
Leur silence plein de fascination traduit sans doute mieux que tout,la force de ce spectacle...

Le feu,
pour bruler un certain nombre de déchets végétaux du jardin...

Le week-end, sous le signe léger de l'air et du vent avec la fête de l'école sur ce thème...
L'air:
L'eau,
Il ne manquait que ce dernier élément pour parfaire le tableau.

L'eau, le feu,le vent, de tous les éléments, on est locataires
L'eau, le feu, le vent, appartiennent à la terre
Des champs de lumières, des fleurs dans les prés
Depuis l'age de la pierre, des saules, des ciprès
Si l'eau de la rivière prend ce chemin
C'est qu'elle connait les pierres de son jardin
Y a toujours eu du bleu dans le gris du ciel
Depuis l'age du feu, on danse au soleil
Qui réchauffe nos peines et nos joies
A la lueur d'un feu de bois
Y a des vents qui se lèvent de sable et de pluie
Depuis Adam et Eve c'est not' paradis
Qui souffle les lames des océans
Et sèche les larmes des enfants
L'eau, le feu,le vent, de tous les éléments, on est locataires
L'eau, le feu, le vent, appartiennent à la terre
Compositeurs : Roddy Julienne et Philippe Almosnino
jeudi 7 juin 2007
Un moment de magie plane et demeure





La magie d'un moment...
le temps a suspendu son vol
il a oublié d'appartenir au passé et demeure intact
la légéreté, la douceur de l'air donne des ailes et fait bondir sur le chemin...



Il y a des moments comme ça qui continuent à nous porter bien après...


