lundi 30 avril 2007
L'empreinte du temps
L'empreinte du temps marque sa propre vérité sur la réalité des jours.

samedi 28 avril 2007
Un même regard porté...

vendredi 27 avril 2007
Ombre révélation de lumière...


L'ombre est une lumière déposée ailleurs,
une révélation d'autre chose...
jeudi 26 avril 2007
Le soleil a frappé à ma porte




Au coucher, le soleil est entré chez moi . Il s'est posé et a jeté son voile de lumière au-dessus la nuit.
mercredi 25 avril 2007
Dans la grande balance de l'univers

Il faut faire le bien sans cesse, sans le dire et sans y penser. Dans la grande balance de l'univers cabossé, sur le plateau de gauche, celui qui est en cuivre, tandis que l'autre est en plomb, jetez vos petits bienfaits, comme des cailloux, comme des perles, comme des grains de riz. Comme des pétales de fleurs.
- Comme des boules de neige ! dit Lolly. Comme des bulles de savon ! Comme des marrons !
- Comme des pommes de pin ! dit Esther. Comme des pièces de monnaie. Des bouts de fromage. Des Carambar. Des mouches mortes.
- Comme des pommes de terre ! dit Évangéline. Comme des grains de raisin. Des pépins de courge.
- Comme des pavés, dit Clo.
- Est-ce que tu t'appelles madame Elohim ? demande Judith.
- Comme des bonbons, dit Mo, qui d'habitude ne dit jamais rien.
Et moi je n'ai pas le temps de jeter à mon tour quelques queues de cerises, des noyaux de prunes, ou des gouttes de rosée vers le plateau de cuivre.
"Les soeurs Délicata" Geneviève Brisac
mardi 24 avril 2007
La fureur et la douceur
La seule vraie façon d'entrer dans une langue c'est par ce qu'elle a de plus beau, de plus secret. Comme une femme, il faut la découvrir au-delà du fard et des petites rides d'application à la nullité quotidienne. On découvre une langue par son mystère, ce qui nous touche là ou on ne savait même pas qu'on existait. C'est cela la littérature. Et rien d'autre. Et on est grand et on est beau quand on a pénétré un texte. Il n'y a pas d'autre voie. Il faut oser. La fureur et la douceur. Extrêmes. Sans se poser de questions inutiles. Sans se laisser arrêter par les mots. Juste se laisser prendre. L'auteur, tous les auteurs veulent cela : être « pris aux mots ». C'est pour cela qu'ils écrivent. C'est pour cela qu'ils passent, seuls, oui seuls, tant d'heures de leur vie. Leur silence ne vaut que par ça. L'entrée dans leurs mots. C'est leur espérance.
Jeanne Benameur "Présent?"
lundi 23 avril 2007
Pas de porte

Le temps s'est arrêté sur le pas de ma porte.
Il a déposé là
la tranquillité des jours
et la douceur du soleil sur les pages d'un livre ...
dimanche 22 avril 2007
Echappée furtive

Echappée furtive
Un chemin non tracé
Juste par le désir du vent
Une ombre levée
Eclairci par le ciel.
Un secret échappé
Mélant aux herbes folles
Des rêves envolés,
Aux fleurs sauvages
Des larmes de rosée.
Un passage caché
De brume ensoleillée
Voile doré où dansent
Les abeilles des rêves ephémères
Abandonnées à la lumière
Un recoin perdu
Foulant l'ombre légère
De rêves étonnés
Battements d'ailes furtifs
Bruissements secrets
Et silences soudains aux aguets
Venant des bas côtés.
Et de la cime des grands arbres
Murmures emportés,
révélés, dispersés
Et déposés
sur la lumière des jours.
jeudi 12 avril 2007
Temps de pause
Le vase donne une forme au vide, et la musique au silence.
Georges Braque
La musique appelle le silence ...
Que j'écoute ici...
mercredi 11 avril 2007
il nous faut un peu d'obscur pour bien voir
Il y a un temps où ce n'est plus
le jour, et ce n'est pas encore la nuit Ce n'est qu'à cette heure-là que l'on
peut commencer à regarder les choses, ou sa vie: c'est qu'il nous faut un peu
d'obscur pour bien voir, étant nous-mêmes composés de clair et d'ombre.
Lettres d'or Christian Bobin









