jeudi 28 décembre 2006
La nuit du réel

Que sait on de ce qui a lieu dans la nuit du réel?
L'imaginaire est-il l'amant nocturne de la réalité?
Sylvie Germain Magnus
mardi 26 décembre 2006
Nous sommes comme nos ombres
Nous sommes comme nos ombres
Fragiles et passagères
Même les plus discrets d’entre nous rêveraient de voir subsister une multitude
de petites particules dans le soleil
Des étincelles de nous mêmes
Toute notre vie nous nous effleurons maladroitement les uns les autres
Sans jamais véritablement parvenir à nous atteindre
Tant bien que mal nous nous accommodons de nos zones nébuleuses et de nos
contours incertains
A mesure que nous avançons sereins, nos forces s’amenuisent
Pourtant c’est sans relâche que tous nous poursuivons notre part de lumière
Marcel Kanche Vertige des lenteurs
samedi 23 décembre 2006
Lumière de Noël

Temps de partage où la lumière va de coeur en coeur...
mercredi 20 décembre 2006
Un art a pratiquer
Le bonheur est un art a
pratiquer, comme le violon.
John Lubbock
Mais parfois on a envie de tout poser là...
Comment trouver en soi une résonnance, une sensibilité, un envol...
mardi 19 décembre 2006
Mouvement de vie: le taichi chuan
d'après " Le Taiji Quan" de Jean Gortais Le Courrier du Livre
Relié à la terre et au ciel, le Taiji est résonnance.
Lorsque le pratiquant retrouve son centre, disent les Chinois, lorsque "le TAO agit par lui",
il devient le "pilier entre le ciel et la terre"
et participe consciemment aux
"10 000 Transformations".
Le Tai ji quan est mal connu et,
aux yeux d'un novice, n'apparaît que la lenteur des gestes alors qu'il s'en
dégage une vraie force. Cependant, le Tai ji quan est un
art martial. Mais justement, qu'appelle-t-on un art martial [...]
Le terme d'art martial est le plus
souvent une école enseignant à la fois une technique de combat et la
connaissance et la maîtrise de soi. La recherche d'un meilleur contrôle de soi
et de son environnement est primordiale.
Il satisfait non seulement aux spécificités de l'art martial mais donne
également une place très importante à l'énergie.
Pour cela, il s'appuit sur les bases de l'enchaînement, élément clé de la pratique permettant de
consolider son énergie, le "qi", afin de réguler sa respiration sur ses
mouvements, de fortifier sa substance énergétique et musculaire et affiner sa
sensibilité.
Cet art martial est ardu et très exigeait si on tend à la recherche de son vrai
sens.
Bien sûr, l'apparent de douceur est bien une composante de la pratique mais
elle ni vient qu'après des efforts intenses d'assimilation de la forme c'est
l'aboutissement d'années d'entraînement.
Le "taij"i est le résultat de l'union
entre les souffles yin et yang qui s'opposent et se complètent dans un mouvement
d'équilibre dynamique.
Mais le "taiji" existe aussi en dehors
de ce que l'œil humain est capable de voir et de comprendre. Le "taiji"
représente les changements et le développement des phénomènes naturels, de la
pousse des plantes à la rotation terrestre et des mouvements des galaxies.
Ces mutations ne sont pas
immédiatement perceptibles par l'homme, c'est pourquoi on ne considère pas le
"taiji" uniquement comme mouvement mais également immobilité dans le mouvement.
Et c'est à partir de cette notion imperceptible par l'esprit puisque
inexistante, "vide"', qu'il faut appréhender la constance des
mutations cycliques du cosmos et les mouvements de création, de développement,
de changements qui interviennent dans la nature.
On n'est plus dans le domaine
de la perception mais de la sensibilité, on passe de l'action concrète à un
état.
L'homme ne doit pas agir mais
ressentir, recevoir, rester humble et imiter ce calme de la nature afin de
pouvoir se fondre en elle et la ressentir dans toute sa globalité.
L'homme doit
devenir comme l'eau - source de la vie -, qui est l'entité la plus souple de la
nature : "l'eau est sans forme, elle prend ses formes au hasard de ce
qu'elle rencontre", elle prend la forme de son récipient, contourne les
obstacles qui se dressent devant elle...
Le Taijiquan tire son nom du "taiji"
principalement pour trois raisons : premièrement, au cours de l'enchaînement,
il n'y a aucune coupure et les mouvements peuvent se faire dans un mouvement
circulaire sans fin, chaque mouvement en amène un autre, ce n'est que les
contraintes humaines qui obligent à placer une fin. Deuxièmement, le Taijiquan
se divise en mouvements yin/yang, d'ouverture et de fermeture, d'inspiration et
d'expiration, d'élévation et d'abaissement, de mobilité et d'immobilité, de
vide et de plein, pour finalement former un tout se suffisant à lui-même.
Troisièmement, la réalisation d'un enchaînement doit se faire dans un calme
absolu de l'esprit qui s'efface pour laisser place aux mouvements.
L'impression de douceur est bien
présente, et plus qu'une impression, elle est bien réelle, la même que nous
fait parvenir la nature, une espèce de sérénité et de plénitude vide (ou de
vide plein) d'où émane une grande force. Cependant, il est très difficile
d'arriver à ce niveau de pratique. En théorie, cela paraît extrêmement simple
et à la portée du premier débutant. Mais il ne faut pas oublier que l'homme, le
plus haut dans l'échelle animale, est loin d'avoir les capacités physiques et
le "6"'"' sens" de l'animal.
Mais ce que l'homme peut développer
avec son corps est d'une grande richesse tant intérieure que physique.
Le Taijiquan vise à un niveau d'accomplissement de soi qui dépasse
les autres arts martiaux chinois. Ce qui fait vraiment la difficulté de cet art
est justement la recherche permanente des pratiquants vers un "taiji", rendant
son étude aussi vaste que l'est l'univers. Et pour pouvoir construire son
propre niveau, il faut d'abord beaucoup travailler sur les bases techniques. Mais cet art est semblable au taiji : c'est une
évolution perpétuelle dont on ne trouve jamais la fin. Depuis
l'Antiquité, les maîtres d'arts martiaux se sont succédés mais aucun n'est
arrivé à en épuiser toutes ses ressources. Et pour arriver à un niveau qui
permette au pratiquant de ressentir toutes les subtilités de cet art, il faudra au débutant des dizaines d'années
d'entraînement et de perfectionnement.
Le Taijiquan est toutefois accessible à tous car les
mouvements techniques eux-mêmes ne demandent pas de force physique ou de
rapidité d'accomplissement.
De plus, cet art met en avant la tolérance face aux écarts de capacités
physiques, Il ne faudra jamais se
forcer à faire des mouvements qui sont hors de notre portée. L'important est le
travail que nous faisons nous-mêmes sur l'énergie, son propre enracinement et
sa souplesse relative.
D'après
un article de Yvonne Ly paru dans la revue Yi magazine juin 2005
(magazine interne de la fédération De taichi Chuan & Qi Qong) Pour frapper à une porte sûre: http://www.toum.asso.fr/frametai.html http://www.fed-taichichuan.asso.fr/interne/index.php?page=taichi#haut
samedi 16 décembre 2006
Canción de jinete GARCÍA LORCA

www.exto.nl/gallery/
Canción de jinete (1860), 1923 ecouter traduction : Michel Renard
En la luna negra
de los bandoleros
cantan las espuelas.
Caballito negro.
¿Dónde llevas tu jinete muerto?
Las duras espuelas
del bandido inmóvil
que perdió las riendas.
Caballito frío.
¡Qué perfume de flor de cuchillo!
En la luna negra
sangraba el costado
de Sierra Morena.
Caballito negro.
¿Dónde llevas tu jinete muerto?
La noche espolea
sus negros ijares
clavándose estrellas.
Caballito frió.
¡Qué perfume de flor de cuchillo!
En la luna negra,
¡un grito! y el cuerno
largo de la hoguera.
Caballito negro.
¿Dónde llevas tu jinete muerto?
Chanson du cavalier
Sous la lune noire
scintillent les éperons
des écumeurs
Petit cheval noir
Où donc mènes-tu ton cavalier mort ?
Les éperons raides
du bandit immobile
qui a laché les rênes
Petit cheval transi
Parfum de fleur de lame !
Sous la lune noire
saignait le flanc de
la Sierra Morena
Petit cheval noir
où donc mènes-tu ton cavalier mort ?
La nuit éperonne
ses flancs noirs
et se pique d'étoiles
Petit cheval transi
Parfum de fleur de lame !
Sous la lune noire
un cri ! et la corne
longue du bûcher
Petit cheval noir
où donc mènes-tu ton cavalier mort ?
Federico GARCÍA LORCA (1898-1936)
vendredi 15 décembre 2006
On ne peut oublier ton regard si vivant. Il vibre en nous et par-delà, il nous échappe jusqu'à ce mystère dont on ne sait plus rien...
On ne peut oublier la douceur de ta main.
Cette main qui a desserré son étreinte ... Voilà maintenant un an...
"Les choses que nous perdons
nous accompagnent toujours
dans les vides qu'elles laissent;
celles que nous n'avons jamais possédées,
nous regardent à la dérobée
par les interstices
et sourient, espiègles."
Claudio Gutiérrez
Je remercie au passage Toobanal pour ce très beau texte que j'ai trouvé sur son blog déposé par Tigwenn et qui résonne tout paticulière ment en moi aujourd'hui.
jeudi 14 décembre 2006
Racines
Donne- moi
la secrète ténacité des racines
Et permets que mon chant
tombe sur la terre et que montent
à chaque printemps ses paroles.
Pablo Néruda
mercredi 13 décembre 2006
Dérives et délires de rois mages au chomage....
Voici le village de Noël ressorti avec ses innombrables fêves-santons amassées au cours d'une bonne dizaine d'années...
Les deux plus jeunes se repartissent comme à leur habitude, maisons et personnages et les font vivre au jour le jour au gré de leur imagination....
Les innombrables "Marie" et "Joseph" sont débaptisés pour vivre une vie plus anonyme dans le village. Point trop n'en faut...
Tous les petits Jésus sont placés en pouponnière...Les jumeaux et les triplés, on s'en accomode!
Quant aux autres , clowns, pécheurs , semeurs et autres, pas de problème...
Il y a les trois rois mages élus. Ceux- là ont commencé leur traversée car le chemin est long jusqu'au mois de Janvier.
Reste une série de rois mages qui n'ont pas d'utilité... Ils restent donc dans leur boîte.
Mon ainée a renoncé à ces jeux. Elle ne résiste cependant pas à leur appel...
C'est qu'il leur faut une place à ces rois mages!
Mais ils sont difficilement recyclables prostrés comme ils le sont avec leur couronne et leur cape...
Les voilà donc réunis en tant que secte "Des Grands Adorateurs du Soleil"!
Nous voilà bien. C'est que ce n'est pas très catholique tout ça!
Il faut pourtant que chacun touve sa place au soleil, non?
Nous voilà encore face un monde qui marche sur la tête.
Mais un monde qui fait une place à chacun et apporte rêve, humour et fantaisie !








