dimanche 29 octobre 2006
la vie est plus forte que la mort
Les jours s'egrennent et nous emmènent, mais beaucoup de petites choses qui traversent mon quotidien me ramènent à vous...
La vie pourrait faire croire que la mort efface efface peu à peu la vie, le passé et ceux qui ont été...- et sont- si importants pour nous...
Nous sommes définitivement fait de ce passé, c'est notre richesse, il fait notre présent. Il tisse en nous des liens qui nous constitue véritablement et nous donne sens.
Ceux que l'on aime, nous transforment pour toujours. Il nous ouvre le chemin par la lumière qu'ils ont apporté dans nos vie, même s'il semblerait qu'il ne reste plus que l'ombre...
Ils nous ramènent à l'essentiel, au vrai sens de la vie.
Ce sont ces liens d'amour qui nous donnent sens même si la mort apparaît comme le non-sens le plus total... Et le sens est celui de la supématie de l''amour que l'on se porte les uns aux autres et sans lesquelles nous ne serions rien...
Et cela , pour moi, ne peut venir de nul part pour repartir vers nul part...
Sinon, pourquoi cela aurait-il simplement été ?
Pourquoi y aurait il cette conscience, cette amour des uns pour les autres?...
Sinon , il y aurait juste Rien et pas de conscience de tout cela...
Mon coeur se déchire cependant en pensant à Louna.
Nous pensions tellement que sa lumière nous accompagnerait sur ce chemin que l'on attendait plein d'avenir.
Mon coeur se serre à ce vent glacé.
Il y a ce chemin de l'absence indicible, insupportable...
Il y a cet impensable.
Ce chemin que l'on ne peut faire que seul...
Et notre main tendue ... au loin, ne parvenant pas à être plus près...
Virage
La vie de ce blog commence en fait ici...
Ce qui précède a été importé de mon ancien blog car je n'y 'ai plus eu accès pendant quelque temps...
samedi 28 octobre 2006
Ballons dans le ciel
L'emerveillement
Le regard des enfants nous réapprend l'émerveillement.
Il emmène le notre très loin au-delà de l'horizon...
jeudi 26 octobre 2006
Savoir perdre son temps
Mais je découvre ce que je savais déjà : c'est mourir avant l'heure que de faire des économies de vie. Le bonheur (du moins le mien), ce n'est pas de gagner du temps : c'est de savoir le perdre. Pouvoir écouter patiemment la longue confidence d'un inconnu bavard. Se mettre en retard de son propre travail pour donner un coup de main ou d'esprit à quelqu'un qui en a besoin. Donner impulsivement l'objet qu'on aimait bien à quelqu'un à qui ça fait plus plaisir de l'avoir qu'à vous. Et (aussi) prendre son temps, muser dans l'air du temps, traîner gaiement, bayer aux corneilles (oiseaux charmants, d'ailleurs, dont je ne sais pourquoi les ignorants prétendent qu'ils « croassent », corneilles joueuses dont on a grand tort de dire du mal, voltigeurs joyeux qu'on calomnie trop aisément).
Dans la biologie-physique-et-chimie de l'être humain, une saine économie, c'est de ne pas faire d'économies. Calculer sa dépense est un mauvais calcul. Qui craint de se dépenser se tarit.
(Permis de séjour)
Claude Roy
mardi 24 octobre 2006
La beauté de l'instant
http://i1.trekearth.com/photos/30921/dscn2288.jpg
"J’ai vu passer les mouettes tout à l’heure en t’attendant sur le banc. Blanches et bleues, la-haut, c’était beau et reposant. C’est la meilleure façon de se reposer, tu ne crois pas, la beauté d’un instant, il faudrait être tout le temps capable d’attraper la beauté de l’instant."
Philippe Labro " Franz et Clara"
dimanche 22 octobre 2006
un oiseau moqueur dans une forêt calciné...
"
Christian Bobin "la Folle Allure"
mardi 17 octobre 2006
"La folle allure" de Christian Bobin

"La
folle allure" de Christian Bobin ombre et lumiere 17/10/06
Lucie
a été élevée dans un cirque. Elle est une enfant rêveuse qui, très vite, devient
une adolescente fugueuse. Lucie ne tient pas en place, Lucie a la bougeotte :
elle court à folle allure après la vie, à moins que ce ne soit après l'amour ou
le rêve ou, pourquoi pas, les trois à la fois. Elle file plus légère que
le vent.Elle court sa vie d et ne tient pas en place, refuse les carcans,
carcans de la société, carcans de l'amour. Elle est capable de tout laisser
tomber, (parents, mari, amant, métier...) d'un seul coup, pour deux jours ou
pour la vie, pour se trouver ou se retrouver en elle-même, dans la solitude, ou
à la rigueur avec celui qu'elle appelle "le gros" (J.S. Bach) qu'elle
écoute tellement souvent. Née dans un cirque, elle sera figurante au cinéma,
après un court mariage, avant de commencer à écrire.
dimanche 15 octobre 2006
La légéreté
"La
légéreté ,elle est partout, dans l'insolente fraicheur des pluies d'été, sur
les ailes d'un livre abandonné au bas du lit, dans la rumeur des cloches des
offices, une rumeur enfantine et vibrante, dans un prénom mille et mille fois
murmuré comme on mâche un brin d'herbe, dans la fée d'une lumière au détour
d'un viragesur les routes serpentines du Jura, dans la pauvreté tâtonnante des
sonates de Schubert, dans la cérémonie de fermer lentement les volets le soir,
dans la fine touche du bleu, bleu pâle, bleu-violet, sur les paupières d'un
nouveau-né, dans la douceur d'ouvrir une lettre attendue, en diff »rant une
seconde l'instant de la lire, dans le bruit des chataîgnes explosant sur le sol
et dans la maladresse d'un chien glissant sur un étang gelé, j'arrête là ; La
légéreté , vous voyez bien, elle est partout donnée ; et si en même temps elle
est rare, d'une rareté incroyable, c'est qu'il nous manque l'art de la
recevoir, simplement recevoir ce qui nous est partout donné."
Christian
Bobin
mercredi 11 octobre 2006
Enfants
Enfants
qui déjà prenez place
Quand vous aurez grandi
Au point d'être conscients
Du mal du temps qui passe
Et s'arrache de nous
Plus mal qu'un pansement
Vous qui pousserez de l'avant
Nos vieux rêves de liberté
Enfants
Consultez quelquefois
les miroirs du passé
Et vous y relirez
L'écho de ces visages
Qu'un temps nous avons habités
Enfants gentils marins des traversées prochaines
Ayez une pensée de sel pour nos vieux équipages
Lorsque vous voguerez debout vers les mêmes naufrages
Où debout nous auront sombré
Jean- Pierre Rosnay








